Banque Mondiale : le Maroc, un pays émergent en 2040 ?
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 5 mai 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 5 Mai 2017 à 07:41

Le Maroc pourrait devenir un pays émergent en 2040. C’est en tout cas ce qui ressort du dernier rapport publié par la Banque Mondiale. Explications…

« Une stratégie de rupture ». C’est la condition sine qua none posée par la Banque Mondiale pour faire du Maroc un pays émergent pour 2040. Il faut dire que la couleur est annoncée dès l’intitulé de l’étude la BM : « Le Maroc à l’horizon 2040 : capital immatériel et les voies de l’émergence économique ». Ecomnews Med a parcouru le rapport et vous livre un résumé condensé…

Stratégie d’émergence : les 3 scénarios de la Banque Mondiale

La Banque Mondiale a présenté une perspective sur les trois scénarios qui pourraient jalonner le processus de développement du Maroc et permettre au pays d’intégrer le club des économies émergentes à l’horizon 2040. Le premier scénario prolonge le modèle de développement économique adopté durant la période 2000-2014. Peu cohérent et sanctionné par un déficit de la balance de paiement estimé à 20%, il accapare les critiques des analystes du rapport. 

« Un tel niveau de déficit est tout simplement irréaliste et le pays se verrait confronté à une crise profonde de la balance des paiements bien avant d’atteindre ce niveau de déficit », peut-on notamment lire sur le rapport.

Le deuxième scénario, tout aussi inquiétant, fait état d’un Maroc qui s’oriente vers « une lente convergence lui permettant de restaurer ses fondamentaux, en rétablissant notamment un déficit soutenable de la balance des paiements courants autour de 2% du PIB ».

Toutefois, la BM propose un 3e scénario, jugé plus crédible, qui fait état de la poursuite « du rattrapage économique accéléré » qui permettra au Maroc d’atteindre un niveau de vie représentant 45% de celui des pays européens et de parvenir au statut de pays émergent dans moins d’une quinzaine d’années.

Le capital immatériel est le socle de toute réforme à mettre en chantier

Les chiffres de l’économie marocaine ne sauraient s’aligner sur les indicateurs macroéconomiques des pays émergents sans la valorisation et le développement des potentialités immatérielles et du capital humain du pays. C’est d’ailleurs ce qu’a laissé entendre le roi Mohammed VI lors d’un discours prononcé à l’occasion de la Fête du Trône en 2014.

En effet, l’engagement du Maroc dans des réformes structurelles et dans un processus de convergence économique accélérée reste lié à son niveau de croissance en productivité, tributaire du savoir et de l’avancement technologique. « Les gains de productivité supplémentaires ne découleront pas uniquement de nouveaux investissements en capital fixe, mais d’un effort accru pour accumuler davantage de capital immatériel, c’est-à-dire de capital humain, institutionnel et social », explique le rapport.

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