Algérie : faire du retard numérique une opportunité économique
#ASavoir #Actualite #AnalyseEconomique #AvisDExperts #BuzzNews #Decideurs #Economie #EnDirectDe #ALGERIE
Karl Demyttenaere
vendredi 19 mai 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 19 Mai 2017 à 14:29

Le retard de l’Algérie dans la transformation digitale n’est pas aussi alarmant selon Mohsen Toumi, expert en la matière. Explications…

De nombreux rapports ont pointé le retard de l’Algérie dans le numérique. Il n’y a toutefois pas lieu de s’inquiéter outre-mesure selon Mohsen Toumi, expert en économie numérique : « Il est possible d’avoir une place dans l’économie numérique, il est possible également de faire de notre retard une opportunité que les autres n’ont pas », a-t-il expliqué à l’occasion de la matinale du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE). Explications…

Un retard qui permet d’apprendre des erreurs et des parcours des autres

L’évènement s’est tenu dimanche dernier dans la capitale algérienne. M. Mohsen Toumia développé sa réflexion sur le retard de l’Algérie dans le secteur numérique dans une approche optimiste qui tranche avec les analyses alarmantes de certains de ses confrères.

Il a notamment mis en avant l’énorme investissement réalisé par les nations développées et émergentes dans les logiciels et les équipements associés. « Penser à changer tout suppose de nouveaux investissements lourds. Parfois, il est plus facile de commencer à zéro que d’adapter un système ou un modèle déjà en place », a-t-il expliqué.

Il a aussi attiré l’attention des uns et des autres sur le cas du Kenya, devenu un modèle continental du paiement via terminal mobile. Il a par ailleurs appelé à s’inspirer des pays aux ressources comparables à l’Algérie pour éviter les projections fantaisistes.

Une Algérie numérique possible, si et seulement si…

Mohsen rappelle tout de même la nécessité de faire évoluer la situation en affirmant que « l’intégration du monde numérique n’est pas un choix, mais une nécessité ». Et pour espérer une Algérie numérique dans les prochaines années, il a recommandé une adaptation de l’école et le système de formation en général avec les nouveaux besoins qui débouchent sur la création de nouveaux métiers et le bouleversement des métiers existants.

Il a par ailleurs exhorté l’Etat à lever les obstacles qui entravent les initiatives des jeunes, notamment en matière de création et de reprise d’entreprise. Enfin, outre l’urgence d’instaurer une souveraineté numérique (la data générée par l’Algérie est stockée aux Etats-Unis et ailleurs), l’expert a demandé à ce que la volonté de faire ce saut soit manifeste dans tous les secteurs d’activité, y compris dans l’industrie, sans oublier de rappeler la nécessité de mettre en place un cadre réglementaire adapté à cette mutation.

Pour en savoir plus sur l’économie de l’Algérie, découvrez nos vidéos inédites :

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *