Quels sont les enjeux de l'accord bilatéral de R&D signé entre Israël et le Québec ?
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Bastien Mekhazni
mercredi 24 mai 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 24 Mai 2017 à 15:38

Booster l’innovation par le partage des connaissances : c’est le pari lancé par le Québec et Israël à l’occasion d’un accord de collaboration signé entre le ministère Québécois de l’Economie, de la Science et de l’Innovation et l’Autorité Israélienne de l’Innovation. Alors que la croissance extensive Canadienne montre ses limites, le Canada se tourne vers l’un des pays les plus innovants au monde.

Les objectifs sont clairs : les deux pays souhaitent renforcer la collaboration de leurs entreprises (TPE, PME, grandes entreprises) dans le domaine de la R&D (Recherche et Developpement) pour garantir une compétitivité hors-prix nécessaire dans un contexte mondial très concurrentiel. Pour cela, 6 millions de dollars seront versés par la province du Québec et l’Etat Hébreu tandis que d’autres partenaires apporteront leur pierre à l’édifice. Les deux pays espèrent atteindre un fonds de 12 millions d’euros.

Cet accord porte sur tous les domaines. Innovation de produits pour de nouveaux débouchés, innovation de procédés pour augmenter la productivité, innovations marketing pour améliorer la distribution : un gage de croissance à long terme pour le Québec et Israël.

Chaque collaboration entre des entreprises Israéliennes et Canadienne sera encadrée par les deux organismes à la tête du projet. A partir du 1er juin, les entreprises pourront, à travers un formulaire, présenter la nature de leur collaboration et de l’innovation envisagée. Israël et le Québec baseront leur décision de financement sur le potentiel économique de chaque projet et n’accepteront la collaboration que si elle est économiquement viable.

Avec des dépenses en R&D s’élevant à 4,11% du PIB en 2014, Israël est l’un des pays les plus innovant au monde et le numéro un dans la zone méditerranéenne. Le Canada, dont les dépenses en R&D s’élevaient à seulement 1,61% du PIB en 2014, espère ainsi orienter son modèle économique vers l’innovation. En effet le Québec a longtemps basé sa croissance sur une augmentation quantitative de sa main d’œuvre notamment grâce à une généreuse politique d’immigration menée depuis les année 1980.

Par ce contrat, les deux nouveaux partenaires empruntent un sentier de croissance à long terme.

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