La Banque d’Israël maintient le cap avec un taux directeur à 0,1%
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Diane Janel
mercredi 31 mai 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 31 Mai 2017 à 07:18

Depuis la déflation qui pèse sur le pays, la Banque Centrale d’Israël mène une politique économique expansionniste entamée en 2015, lorsqu’elle avait baissé le taux directeur à 0,1%. Après un regain en 2016, la banque maintient son taux à un niveau proche de 0 pour 2017.

A partir d’août 2014, Israël entrait dans un épisode déflationniste et récessionnaire. La déflation atteint le niveau record de -1% en février 2015, poussant le gouvernement à baisser ses taux directeurs. Depuis janvier 2017, l’indice des prix à la consommation a repris des couleurs et s’établit à 0,92%. Le premier trimestre 2017 affiche une hausse de 1,4% en Israël. Un soulagement pour la Banque Centrale d’Israël qui avait engagé dès 2015 une politique de baisse des taux pour endiguer l’appréciation du Shekel.

La récession a pesé sur certains secteurs d’activités tels que la vente automobile, les transports en commun et l’alimentation qui ont respectivement connu une chute des prix de 3%, de 12,5% et de 1,5%.

Quelques efforts avant une reprise structurelle pour 2017

Récemment, et malgré la reprise et la hausse des exportations de 11 points de pourcentage pour le premier trimestre 2017, la banque a déclaré maintenir son taux directeur à 0,1%. La Banque centrale décide donc de repousser sa relance monétaire jusqu’à la fin 2017 tant que l’inflation n’est pas structurelle et de long terme. Cet assainissement économique est gage d’optimisme pour nombres d’experts malgré la poursuite de la hausse du Shekel, monnaie israélienne.

Cette politique monétaire s’inscrit dans le cadre d’une « policy mix » dans laquelle la baisse du taux directeur s’accompagne d’une politique budgétaire, elle aussi accommodante, qui a creusé le déficit budgétaire de 3,5% du PIB. Cette politique s’est soldé par l’augmentation des dépenses publiques en matière de santé et de transports afin de réduire les inégalités sociales (un frein à la demande intérieure) et par un assouplissement fiscal afin d’augmenter la consommation et les investissements privés principalement dans le secteur stratégique du high-tech.

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