Bonne nouvelle: au Liban, la baisse du salaire minimum journalier est annulée !
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Diane Janel
vendredi 2 juin 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 2 Juin 2017 à 10:43

Le Conseil d’État annule la baisse du salaire minimum journalier, qui passe par conséquent de 17 à 20 dollars ! Les juges ont estimé que les travailleurs avaient le droit à un salaire décent.

La justice administrative a annulé la décision du gouvernement de ramener le salaire minimum journalier de 20 dollars par jour à 17 dollars, seulement un an après que le décret n° 3 791 autorisant cette baisse soit institué. Mireille Najm Checrallah , avocate et membre du mouvement “Citoyens et citoyennes dans un état”, a déclaré « Dans un arrêt du 26 avril, le Conseil d’État a annulé le décret n° 3 791 adopté le 30 juin 2016 par le Conseil des ministres – publié au Journal officiel le 7 juillet suivant – qui entérinait cette baisse »

C’est Charbel Nahas, ministre du Travail qui avait initialement fixé le salaire minimum à 20 dollars. En janvier 2012, c’est également lui qui a fait passer le décret n° 7 426 déterminant les planchers de rémunérations pour chaque catégorie de salaire ( horaire, journalier, hebdomadaire et mensuel). Ces deux décrets ont été vivement critiqués par les autorités administratives, dont le comité de législation et de consultation au ministère de la Justice.

En novembre 2014, Sejaan Azzi, nouvaux ministre du Travail de l’époque, soumet au Conseil des ministres un projet de décret visant à réajuster le montant du salaire journalier, décision qui est vivement critiquée par le public.

La réaction du public

Najm Checrallah a expliqué que des plaintes émanaient de la société civile depuis plusieurs mois: « Deux recours en annulation avaient été déposés auprès du Conseil d’État : le premier a été transmis le 18 août dernier par l’Union des syndicats de chauffeurs de taxiUnion nationale des syndicats des travailleurs (Fenasol), le mouvement Citoyens et citoyennes dans un État – fondé par l’ancien ministre du Travail, Charbel Nahas – et l’ONG Legal Agenda »

Une conférence de presse à eu lieu à Beyrouth le 30 mai, afin d‘informer le public du rendu de cette décision. Me Najm Checrallah y participait en compagnie de M. Nahas et du président du Fenasol, Castro Abdallah Nous en avons pris connaissance par nous-mêmes il y a deux semaines, le Conseil d’État ayant omis de nous la notifier », a précisé Najm Checrallah.

Toucher un salaire décent

De son côté, M. Nahas a exprimé son soulagement, allant même jusqu’à qualifier le décret n° 3 791 « d’humiliation » pour les travailleurs les plus modestes. M. Abdallah a pour sa part rappelé que le Fenasol militait « pour un relèvement du salaire minimum mensuel à 800 dollars ».

Najm Checrallah, de son côté, explique: « Les juges ont par exemple estimé que le décret n° 3791 allait à l’encontre du droit des travailleurs à une rémunération suffisante pour leur assurer, ainsi qu’à leur famille, un niveau de vie décent, un principe consacré par le droit aux niveaux local et international ».

De plus, le décret  3 791 a été voté à un moment ou la conjecture était mauvaise: un mois après sa publication, l‘Administration centrale de la statistique (ACS) a révélé que l’inflation avait augmenté d’environ 7 % en quatre ans, affaiblissant ainsi le pouvoir d’achat des libanais.

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