Rencontre des ministres des affaires étrangères algériens, tunisiens et égyptiens sur le cas libyen
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Bastien Mekhazni
vendredi 2 juin 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 2 Juin 2017 à 15:38

Face à la crise politique que traverse la Libye, Abdelkader Messahel, Samah Choukri et Khmaies Djihnaoui, respectivement ministres des affaires étrangères d’Algérie, de l’Egypte et de la Tunisie prévoient de se réunir les 5 et 6 juin prochains à Alger.

Vue de Tripoli, la capitale Lybienne.

Les trois homologues souhaitent dresser un bilan de la situation politique et sécuritaire de la Libye post-Kadhafi. L’objectif est de connaître les actions qui ont été mises en œuvre par le peuple Libyen, les acteurs régionaux, et les puissances étrangères pour gérer ce chaos. Les ministres mettront ainsi en avant les solutions potentielles de sortie envisagées.

La diversité des acteurs jugule la sortie de crise …

Depuis le renversement de Muhamar Kadhafi, le pays est plongé dans une situation politique chaotique. Aujourd’hui, deux gouvernements se partagent le pouvoir : l’ouest est le gouvernement de Tripoli est dirigé par Fayez Sarraj. A l’est, le conseil de Cyrénaique est, quant à lui, aux commandes du gouvernement de Tobrouk. D’autres acteurs tels que le Général Haftar, artisan de la révolution et soutenu par l’Arabie Saoudite et l’Egypte, se prêtent au jeu du pouvoir.

… Et pousse les puissances régionales à intervenir

Les puissances frontalières (Algérie, Tunisie et Egypte) ont un rôle à jouer. Tout d’abord, Abdelaziz Benali Chérif, le porte-parole du gouvernement Algérien qui a annoncé la rencontre des ministres, a placé la question sécuritaire en priorité dans les discussions. En effet, la dualité du pouvoir qui jugule le développement politique a ouvert un couloir à l’OEI qui contrôle aujourd’hui plus de 20% du territoire.

Les pays craignent que cette influence ne dépasse les frontières égyptiennes, tunisiennes et algériennes. De plus, les pays s’inquiètent du spectre d’une troisième guerre civile qui pourrait toucher les trois pays et le Soudan.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique des échanges méditerranéens :

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