Croissance 2017 : l’Algérie poursuit sa quête de stabilité économique
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Bastien Mekhazni
mardi 6 juin 2017 Dernière mise à jour le Mardi 6 Juin 2017 à 12:35

Une première depuis 7 ans: la Banque Mondiale a annoncé un taux de croissance économique de 1,8% en 2017 pour l’Algérie. Une véritable rupture par rapport à l’année 2015 qui affichait une croissance de 3,9%

 

 

 

Les retombées du choc pétrolier de 2015, combinées à la décision des pays de l’OPEP de réduire l’offre de pétrole en augmentant le prix du baril, s’est fait ressentir sur le PIB du Maghreb. En effet, le PIB de l’Algérie ne devrait pas dépasser le seuil des 1,8% pour 2017. La Banque Mondiale prévoit également une croissance de 1% pour l’Algérie en 2018. L’institution internationale s’était montrée plus optimiste en janvier : la croissance était estimée à 2,9% en 2017, et 2,6% pour 2018.

Le chômage se maintient à 10,5% en septembre 2016 (26,7% chez les jeunes) et l’inflation poursuit son envolée : l’indice des prix à la consommation a augmenté de 7,7% en février 2017, contre 6,4% en 2016 et 4,8% en 2015.

 

L’Algérie fait brillamment face à la baisse du prix du pétrole 

Une contraction de l’activité algérienne est donc à prévoir pour la Banque Mondiale. Cette dernière souhaite, à l’instar du FMI, que choc pétrolier (qui nuit tant à l’économie des membres de l’OPEP) soit absorbé.

En effet, dans un récent communiqué de presse, le FMI se montre confiant pour l’avenir du pays. En effet, la consolidation budgétaire qui était préconisée s’est soldée par une baisse des dépenses publiques de 2,9% en 2016.

Dans le même communiqué, l’institution a mis en avant les conditions de la croissance à venir de l’Algérie. Amenée à poursuivre ses réformes structurelles tout en surveillant ses dépenses publiques notamment pour développer davantage les secteurs hors hydrocarbures, l’Algérie est sommée de s’engager à augmenter l’efficacité de l’investissement public, qui a fait défaut au pays à partir du milieu des années 1980 après le désengagement des investisseurs européens.

 

Vers une nouvelle vague libérale en Algérie ?

Face à la contraction de l’activité induite par les coupes budgétaires qui freine l’investissement, un autre enjeu mis en avant fut la nécessité d’une libéralisation de l’économie Algérienne et du développement du secteur boursier. La nécessité d’une diversification sectorielle et économique s’accompagne d’une ouverture financière impérative.

L’institution préconise l’ouverture à l’endettement extérieur, sur laquelle s’était basée la croissance algérienne des années 1970, et une désindexation plus significative du dinar algérien. L’Algérie pourrait tirer profit d’une monnaie forte pour attirer les capitaux nécessaires à son développement. La cession d’actifs publics s’impose notamment dans le secteur bancaire dominé par 6 banques publiques, et qui détiennent 93% des actifs bancaires.

Mais ces politiques posent la question de la dépendance algérienne vis-à-vis de la conjoncture des pays de l’OCDE dont les investisseurs sont majoritairement originaires. Dans la conjoncture, le pays subit l’incertitude des instabilités diplomatiques qui ont fait surface entre le Qatar et l’Arabie Saoudite notamment concernant le risque de flambée des prix du pétrole.

 

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