Le Liban adopte des mesures protectionnistes
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Diane Janel
mercredi 7 juin 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 7 Juin 2017 à 15:39

Pour protéger ses propres industriels , le Liban prévoit de taxer 17 types de produits importés. En effet, ces produits concurrencent l'industrie nationale, et menacent les petites entreprises qui ne font pas le poids

 

 

Mardi 6 juin, le gouvernement a déclaré vouloir renforcer les barrières douanières sur une série de produits importés, afin de protéger la production industrielle locale. Ainsi, la restriction concernera des produits comme le bourghoul, les confiseries, les pâtes, les produits laitiers, les biscuits, la farine, le marbre et le granit, les graines de maïs, les cornflakes, l’aluminium, le foie gras, les plombs de chasse, les détergents, la papeterie, les équipements sanitaires, et les produits avicoles, et les objets métalliques.

 

Les mesures établies

 

Une réunion a eu lieu entre Hussein Hajj Hassan, le ministre de l’Industrie; Ziad Bekdache, le vice-président de l’Association des industriels libanais (AIL) et Raëd Khoury, le ministre de l’Économie et du Commerce. A cette occasion, ce dernier a déclaré: « Nous avons déterminé 17 produits devant être protégés et établi un plan d’action clair que nous transmettrons au Conseil des ministres » .

M. Hajj Hassan, ministre de l’industrie, a fait savoir que : « l‘AIL avait établi (fin mai), en étroite collaboration avec le ministère de l’Industrie, cette liste de 17 produits nécessitant des mesures protectionnistes, avant de la transmettre au ministère de l’Économie ».

« L’État n’a pas les moyens de subventionner les industries locales alors nous n’avons d’autres choix que d’instaurer des mesures protectionnistes pour permettre à nos industries d’être compétitives sur le marché libanais » , a t-il ajouté.

Afin de concrétiser ces mesures, le gouvernement va durcir la loi concernant la taxation douanière. 

 

Le liban, victime du dumping

 

Dans le commerce international, le dumping est la vente dans un autre pays à un prix inférieur à celui pratiqué dans le pays d’origine de l’entreprise. L’objectif est de conquérir des parts de marché. C’est précisément ce dont souffre le Liban: la Chine subventionne de 7 à 15 % les exportations industrielles venant de ses entreprises, la Turquie finance des campagnes marketing de 125 000 dollars afin de promouvoir ses produits sur les marchés internationaux.

Face à cette situation, les industriels libanais n’arrivent pas à concurrencer ces prix “imbattables”, qui les poussent à vendre au rabais , ou à réduire leur niveau de production, faute de trouver des acheteurs

« Le principal producteur libanais de détergent est en mesure de produire 80 000 tonnes mais n’en produit que 30 000, puisqu’il n’arrive pas écouler une quantité supérieure sur le marché local », explique Ziad Bekdache, vice-président de l’Association des industriels libanais (AIL).

 

Pour en savoir plus sur le Liban, découvrez notre vidéo inédite:

 

 

 

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