Quels enjeux pour l’intégration régionale au Maghreb ?
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Juli Choquet
mercredi 7 juin 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 7 Juin 2017 à 13:40

Dans un article publié sur le site officiel du Forum Economique Mondial, Hamza Ait Wadia, à la tête de la responsabilité sociétale de l’organisme, se montre favorable à la poursuite de l’intégration économique régionale du Maghreb.

 

Tout en insistant sur les avantages potentiels à long terme d’une intégration économique, Hamza Ait Wadia, membre du forum Economique Mondial, propose cinq moyens pour renforcer l’Union du Maghreb Arabe. Face à l’accroissement des échanges internationaux qu’a connu la fin du XXème siècle, le régionalisme s’est imposé comme un enjeu prioritaire de la mondialisation.

Selon l’ancien professeur à l’EGE Rabat et ex-membre de l’IEMed (Institut Européen pour la Méditerranée), un pays ne peut pas se développer dans l’isolationnisme dans un contexte mondial de plus en plus concurrentiel. Pour cela, il propose un bond en avant vers le régionalisme à travers quelques propositions.

Pour pousser l’UMA, Hamza Ait Wadia a ses petites idées

Selon Hamza Ait Wadia, l’intégration régionale doit passer par une ouverture des frontières algériennes et marocaines. Depuis 1994, la circulation des biens et des services est compromise entre Alger et Rabat. De fait, les échanges entre les deux pays se font par l’intermédiaire du port de Marseille. 

De plus, un marché maghrébin faciliterait la diversification sectorielle des pays (qui fait notamment défaut à l’Algérie par exemple). En effet, la majorité de la production marocaine et tunisienne est orientée vers la production manufacturière et de services. De leur côté, l’Algérie et la Libye ont un potentiel de production pétrolière : une complémentarité qui pourrait se montrer fructueuse pour les quatre pays.

Enfin, l’auteur se concentre sur la nécessaire orientation des pays de l’UMA vers les pays d’Afrique Sub-Saharienne mais s’interroge aussi sur la dimension politique de l’intégration : harmonisation des politiques sociales, extérieures, d’éducation et mentionne même l’hypothèse d’une institution commune.

Un chantier qui n’est pas prêt d’aboutir

Dans le sillage de l’Union Européenne, de l’ALENA, de l’ASEAN ou encore du MERCOSUR, l’UMA a montré sa première application lors de la signature du traité constitutif signé entre Rabat, Tunis et Alger à Marrakech en 1989. Mais aujourd’hui, le commerce intra-zone du Maghreb constitué du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye et de la Mauritanie représente 2% du PIB de la région et 4,8% de leurs échanges commerciaux ce qui est largement insuffisant.

Aujourd’hui, l’UMA n’a a abouti à aucun accord de libre-échange ou de suppression de droit de douane entre les pays du Maghreb. Economiquement, il y un risque que le bloc Maghreb se spécialise dans des productions à faible valeur ajoutée, pouvant peser négativement sur leur taux de change à une époque où ces pays ont besoin d’une monnaie forte. 

Pour en savoir plus sur le maghreb, découvrez nos vidéos inédites :

 

 

 

 

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