Vaste coup de filet anti-corruption en Tunisie
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Karl Demyttenaere
jeudi 8 juin 2017 Dernière mise à jour le Jeudi 8 Juin 2017 à 14:19

Le gouvernement tunisien renforce son action dans la lutte contre la corruption en rendant public une liste de dix hommes d’affaires désormais mis en résidence surveillée. Cette action spectaculaire a été menée dans le cadre de l’état d’urgence en vigueur dans le pays depuis novembre 2015.

Depuis la fin du mois de mai, les arrestatons de personnalités du monde des affaires sont de plus en plus nombreuses en Tunisie. Ainsi, le 8 juin, ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub a dévoilé une liste de dix hommes d’affaires dorénavant en résidence surveillée.

D’après l’état d’urgence en vigueur dans le pays depuis novembre 2015, la loi permet ce genre de mesures, en particulier quand les soupçons de corruption sont assortis de soupçons de menace contre la sûreté de l’Etat.

Précisément, en tête de cette liste de dix personnes figure Chafik Jarraya un homme d’affaires ayant fait fortune en particulier dans l’agroalimentaire et soupçonné d’avoir d’étroites relations avec le jihadiste libyen Abdelhakim Belhaj, ancien d’al-Qaïda, à la tête du groupe islamiste combattant.

Plus généralement, les personnalités dont le nom figure dans la liste seraient impliquées dans la corruption, la contrebande et l’économie parallèle. Le 5 juin, le Premier ministre Youssef Chahed avait promis une guerre de « longue haleine » contre la corruption.

A noter que depuis le début du mois de juin circule une pétition signée par des avocats, des parlementaires et universitaires afin de saluer l’action du gouvernement tunisien.

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