Etat des lieux de l’entrepreneuriat universitaire en Tunisie
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 9 juin 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 9 Juin 2017 à 10:29

En Tunisie, une centaine de participants aux Cercles de l’Entrepreneuriat ont assisté à la présentation des résultats de l’étude Biat sur l’entrepreneuriat à l’université.

Comme à l’accoutumée, la nouvelle édition des Cercles de l’Entrepreneuriat a eu lieu lors de la seconde semaine du mois de mai, dans la capitale tunisienne. C’était l’occasion pour une centaine de participants de brosser l’état des lieux de l’entrepreneuriat universitaire et de débattre de l’étude menée par Houda Ghozzi, enseignante à l’Institut des Hautes Etudes Commerciales (LHEC). Compte-rendu !

Entrepreneuriat : un mot à la mode mais un engagement très faible

De manière convergente, les résultats de l’étude montrent que la culture entrepreneuriale reste encore très peu répandue et peu soutenue par l’université tunisienne. Toutefois, des efforts timides mais encourageants ont été déployés pour stimuler l’entrepreneuriat dans l’enseignement supérieur.

D’ailleurs, pendant très longtemps, aucun lien n’était établi entre l’entrepreneuriat et l’université. Il a fallu attendre les années 2000 pour que les universités tunisiennes s’investissent en faveur de la création et de la reprise d’entreprise à travers l’introduction d’un module de « culture entrepreneuriale au niveau des licences.

Aujourd’hui, treize masters sont dédiés aux futurs créateurs d’entreprise, dont deux dispensés par des universités privées et un master en école d’ingénieur. L’objectif est clair : former les étudiants à la dynamique de création et de gestion des startups et promouvoir la culture entrepreneuriale dans le milieu universitaire. Les résultats sont pour l’heure plutôt mitigés.

En effet, l’engouement pour la création d’entreprise reste décevant et l’entrepreneuriat ne fait pas des émules auprès des jeunes diplômés : parmi les 308 étudiants interrogés, seuls 29% souhaitent se mettre à leur compte et créer leur entreprise, 42% trouvent l’idée d’entreprendre « très attractive », 58% des étudiants tentent l’aventure de l’entrepreneuriat à la fin de leur cursus et seuls 17% restent entrepreneurs sur le long terme.

Plus de la moitié des étudiants se disent freinés par le coût de création et les risques financiers

Le manque de liquidités reste le principal obstacle qui dissuade les étudiants de se lancer. En effet, 57% des étudiants sondés se disent freinés par le montant du capital de départ et 44% craignent les risques financiers. De même, 14% ont déclaré vouloir éviter une charge de travail conséquente ainsi que des horaires allongés.

Les différents intervenants et participants au débat s’accordent sur la nécessité d’introduire l’entrepreneuriat dans tous les segments de l’enseignement supérieur et de compléter l’offre pédagogique par des programmes de financement et d’accompagnement personnalisés. La relation entreprise-université, notamment en ce qui concerne les PME, est également à consolider pour « désacraliser » la création d’entreprise.

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