L'entreprise Saudi Oger est en faillite: les travailleurs libanais sont en difficulté
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Diane Janel
vendredi 9 juin 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 9 Juin 2017 à 09:58

Saudi Oger, fleuron du BTP saoudien et propriété du Premier ministre Saad Hariri, est en faillite. L’entreprise devrait fermer en juillet, laissant des milliers de travailleurs libanais “sur le carreau”.

 

 

 

Saudi Oger Ltd est une entreprise de construction saoudienne, fondée en , et dont le siège se trouve à Riyad. Plongée depuis quelques temps dans des difficultés financières, cette entreprise qui est la propriété du Premier ministre Saad Hariri, risque de fermer ses portes en juillet. Depuis deux ans, la politique d’austérité mise en œuvre par Riyad a fortement contribué à la chute de l’entreprise.

 

Contentieux avec l’Arabie Saoudite

 

En effet, dans la mesure ou Saudi Oger ne versait plus régulièrement les salaires à ses 38 000 employés, toutes nationalités confondues, les autorités saoudiennes ont décidé de pénaliser la compagnie. Elles bloquent toute procédure administrative de renouvellement des permis de travail, même si, de son côté, l’État saoudien devait 8 milliards de dollars à Saudi Oger pour des travaux déjà exécutés. 

Des négociations ont eu lieu dans l’été 2016 avec le gouvernement saoudien, mais sans succès: les chantiers de Saudi Oger dans le royaume ont été suspendus, et ses comptes bancaires ont été gelés.

 

Le sort des employés

 

Début 2016, 38 000 personnes travaillaient pour Saudi Oger, dont près de 2 000 Libanais. A présent, au total, Saudi Oger emploie 7 000 personnes. 

Selon le quotidien libanais “l’Orient le jour”, depuis octobre 2015, beaucoup de libanais présents sur des chantiers à l’étranger se désespéraient d’être payés, et sont rentrés chez eux. Les moins chanceux d’entres eux sont interdits de sortie, car ils sont criblés de dettes.

Parmis les travailleurs libanais, d’autres sont restés en Arabie, car ils espèrent recevoir leurs salaires. En ce qui concerne les 3 000 employés de maintenance qui travaillaient encore sur des palais royaux, ils seront également au chômage en juin. D’autres entreprises saoudiennes reprendront la place de Saudi Oger sur ces chantiers.

 

 

 

 

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