L’Algérie se lance dans une course aux exportations
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Ecomnews Med Redaction
lundi 12 juin 2017 Dernière mise à jour le Lundi 12 Juin 2017 à 07:57

Le représentant d’ANEXAL, l’Association Nationale des Exportateurs Algériens, Ali Bey Nasri a récemment souligné la nécessité de transformer la stratégie de limitation des importations algériennes vers une véritable politique d’encouragement aux exportations !

 

En effet, selon Ali Bey Nasri, l’établissement gouvernemental de quotas pour les produits concernés par les licences d’importation ne doit être qu’une étape intermédiaire pour servir et favoriser l’impulsion des exportations algériennes vers l’étranger !

Dans ce cadre, la régulation de l’acte d’importation, au service de la diversification et protection de l’économie nationale, doit impérativement être accompagnée d’un encouragement des exportations. Une transition qui semble d’autant plus importante que la balance commerciale du pays traduit une situation délicate.

En effet, en 2012 le fonds algérien de régulation des recettes était à 194 milliards de dollars avec un excédent de 20 milliards, or aujourd’hui, il se situe à 114 milliards de dollars avec un déficit de 20 milliards de dollars.

Une situation alarmante puisque que la baisse des importations annoncées entre 2012 et fin 2016 n’est que minime. En valeur, elles sont effectivement passées de 51 milliards de dollars à 49 milliards, alors que le déficit s’élève à 43 milliards de dollars.

Face à ce dilemme, le gouvernement algérien se doit d’impulser une réelle politique de diversification économique en se basant sur les filières ayant un fort potentiel à l’export comme, par exemple, l’industrie automobile, pharmaceutique ou mécanique.

La filière du phosphate serait, selon Ali Bey Nasri, un élément clef pour impulser ce développement. Déjà encouragée, l’initiative a pris du retard : Ce minerai est exporté à 80 dollars la tonne tandis que ses dérivés sont importés pour 800 dollars la tonne… Un écart déplorant qui illustre donc le retard du pays en matière d’industrie pétrochimique, une ressource dont il ne manque pourtant pas!

Toujours selon Ali Bey Nasri, l’une des origines de ce retard réside dans un manque d’adaptabilité. En effet, le contexte n’est plus même que jadis et les réformes manquent. Ainsi de nombreuses entreprises semblent volontaires pour développer leurs capacités exportatrices mais se retrouvent freinées par l’absence d’un cadre institutionnel rassurant.

Il reste encore du chemin à parcourir mais c’est, selon le représentant des exportateurs algériens, une étape désormais nécessaire pour la pérennité économique du pays.

L’Europe, en terme d’échange agricoles et l’Afrique, pour l’industrie manufacturière, représenteraient d’ailleurs les premiers débouchés pour les exportations algériennes ! Des débouchés encore plus amples si la route transsaharienne venait à aboutir, ce qui permettrait ainsi une multiplication par 10 des exportations algériennes !

 

 

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