Malgré la baisse du Dinar, l’aquaculture Tunisienne a de beaux jours devant elle.
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Bastien Mekhazni
mardi 13 juin 2017 Dernière mise à jour le Mardi 13 Juin 2017 à 07:47

Fin mai 2017, la fédération nationale d’aquaculture, inquiète pour la compétitivité du secteur aquacole suite à la chute du cours du dinar, créait une commission pour se pencher sur ces risques. Un récent rapport de l’USDA se montre cependant optimiste quant à l’avenir du secteur.

Une étude élogieuse sur le secteur aquacole Tunisien du département Américain pour l’Agriculture

Dans un rapport du 1er juin 2017, l’USDAP, le département américain de l’agriculture, a annoncé une croissance du secteur de l’aquaculture de 20% pour l’année 2016 en Tunisie. La production est passée de 12 653 tonnes en 2015 à 15200 tonnes en 2016. La même étude prévoit également un doublement des exportations dans ce domaine.

Une étonnante nouvelle pour les champions de la daurade et du loup qui ont connu une chute drastique du cours du dinar tunisien de 19% depuis avril 2016. Par voie de conséquence, ceci a provoqué une augmentation des matières premières du secteur imputable à une augmentation en valeur des produits importés (80% des matières premières dans ce secteur proviennent d’importations notamment d’alevin).

En effet, cette dépréciation avait glissé le prix de vente en dessous du coût de production provoquant des risques de pertes conséquentes.

Un secteur sous la loupe des pouvoirs publics tunisiens

Enfin, ce même rapport a mis en lumière les capacités de ce secteur, qui sont insuffisamment exploités. Un point de vue que partage l’état tunisien qui compte participer au développement de l’aquaculture tunisienne.

Le gouvernement a récemment annoncé son souhait de contribuer à l’investissement privé dans ce secteur à travers des subventions s’élevant entre 7% et 25% du coût des projets taxes comprises mais aussi d’améliorer la qualification de la main d’œuvre. Parmi les plans prévus, la construction d’une usine destinées à la consommation finale et la promotion des produits halieutiques tunisiens à l’étranger sont aussi à prévoir.

Enfin, les pouvoirs publics défendent l’idée d’une diversification des produits vers la production de crevettes et d’algues maritimes

 

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