Transition économique en Algérie : mythe ou réalité ? (2/3)
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Ecomnews Med Redaction
mardi 20 juin 2017 Dernière mise à jour le Mardi 20 Juin 2017 à 12:10

Deuxième partie de notre reportage sur les mesures du plan d’action du gouvernement Algérien que la rédaction d’Ecomnews Med s’est procuré. Comment l’Algérie compte-elle gérer sa transition économique ? Quelles seront les politiques mises en œuvre ? Dans un contexte d’épuisement des réserves monétaires algériennes, comment le gouvernement compte-t-il financer ce programme ?

 A l’occasion de la publication du « plan d’action du gouvernement pour la mise en œuvre du programme du président de la République », EcomnewsMed s’est penché sur les grandes lignes et les enjeux économiques que soulèvent les politiques mentionnées dans le document que nous nous sommes procurés.

Nous vous dévoilons en exclusivité la deuxième (des trois parties) consacrée à une analyse du rôle de l’Etat dans cette transformation économique majeure.

Partie II : L’Etat se désengage-t-il pour autant ?

 

La question de la décentralisation

Le gouvernement s’engage à déléguer davantage de responsabilité au collectivités locales afin de leur  «permettre de participer activement à l’effort de transition vers une économie diversifiée».

Il s’agit ici de développer entre autre la fiscalité locale, les système de solidarité inter-collectivités, et le pouvoir d’investissement des collectivités dans les secteurs à forte valeur ajouté.

 

Une modernisation du système bancaire et des marchés financiers

L’accès au financement des petites et moyennes entreprises sera facilité. Pour cela le gouvernement met l’accent sur une diversification de l’offre de financement à travers la mise en place de produits financiers alternatifs, le développement de la finance participative, la modernisation des banques publiques et de leurs systèmes d’informations.

Enfin, l’Etat souhaite encourager les émissions des titres souverains de financement participatif. Les banques publiques feront donc l’objet d’un remaniement mais ne seront pas privatisées.

Les marchés financiers sont également prioritaires dans le pays le moins financiarisé d’Afrique du Nord. Leur développement passerait par une modernisation des systèmes d’informations, l’amélioration de l’offre de titres et l’accélération des introductions en bourse.

La rente pétrolière laisserait progressivement sa place à l’impôt

La protection sociale, majoritairement financée par les revenus pétroliers, est aujourd’hui  menacée. L’idée d’un système de redistribution financé par le contribuable à l’instar de pays de l’OCDE séduit de plus en plus les pouvoirs publics.

La modernisation des administrations fiscales, la fiscalisation du e-commerce, le renforcement des règles sur l’imposition et la révision de l’impôt sur le patrimoine devraient permettre une augmentation de 11% des revenus fiscaux. La question est de savoir si cette augmentation sera suffisante pour remplacer les revenus pétroliers relatifs au financement de la sécurité sociale et autres secteurs publics.

En effet, l’Etat prévoit d’élargir le cercle des prestataires et des cotisants de la sécurité sociale pouvant atteindre 3 000 000 nouvelles affiliations, de créer une branche complémentaire retraite au sein de la CNR (Caisse Nationale des Retraites) et de la CASNOS (Caisse nationale de la sécurité sociale).

Ceci en vue d’améliorer la couverture santé et le fonctionnement de la sécurité sociale à travers notamment la numérisation des démarches pour les prestataires (télé-déclaration, e-paiements…).

L’Etat s’engage également à poursuivre “l’adaptation du système national de retraite” avec un “élargissement de la base cotisante, révision des taux de cotisation des catégories particulières d’assurés sociaux à la charge du budget de l’Etat, de nouvelles sources de financements autres que les cotisations des travailleurs”.

Vous souhaitez lire la 1ère et la 3ème partie de notre analyse ? C’est par ici :

– Vers une croissance économique tirée davantage par le privé

– La question centrale du financement

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Algérie :

 

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