En Algérie : les réserves de change s'épuisent de plus en plus
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Ecomnews Med Redaction
lundi 3 juillet 2017 Dernière mise à jour le Lundi 3 Juillet 2017 à 14:08

En Algérie, les réserves de change ne cessent de chuter depuis le choc pétrolier de 2014. Pour faire face à cette situation alarmante, le pays continue de limiter ses importations, afin de favoriser l’économie nationale.

 
 
 
En quatre mois (de janvier à avril 2017), le montant des réserves en devises extérieures détenues par l’Algérie a perdu 6,1 milliards de dollars pour s’établir fin juin à 108 milliards de dollars. Ces réserves en devises étrangères détenues le plus souvent sous forme de bons et d’obligations du Trésor des états étrangers sont décisives.
 
Elles permettent de contrôler et réguler les fluctuations du taux de change engendrés par les déséquilibres du commerce extérieur, mais elle entretient surtout le commerce extérieur du pays. 
 

Le niveau élevé des importations

Le niveau élevé des importations relativement aux exportations hors hydrocarbures, qui se traduit par des sorties de devises étrangères, seraient selon les autorités, à l’origine de  ce recul des réserves en devises détenues par l’Algérie. 
 
Selon le ministère algérien des finances, le montant des importations a dépassé celui des exportations de plus de 17 milliards de dollars depuis 2015. Le solde commercial extérieur était pourtant positif fin 2014, où les exportations couvraient les importations de 2,4 milliards de dollars. 
 
Ce niveau nominal élevé des importations menace la stabilité du dinar et inquiètent les pouvoirs publics qui ont placé en priorité la réduction des importations.
 

L’impact de la crise pétrolière

Aujourd’hui, face à la chute du cours du pétrole, le gouvernement a adopté le même comportement que lors de la chute pétrolière de 1985. Pour rappel, le choc pétrolier négatif de 1985 avait fait chuter le cours du pétrole. Les exportations algériennes en valeur avaient aussi conduit les autorités algériennes à limiter les importations.
 
Cette décision s’était soldée par un renforcement du contrôle de change et une dévaluation de 31% par rapport à son panier de monnaie (une quinzaine de monnaie dont le franc et le dollar à l’époque) augmentant le prix des importations. Cela n’avait pas empêché les acteurs économiques de maintenir leurs importations puisqu’un marché des changes informel et parallèle s’était mis en place. 
 
 
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