Le Liban a encore du chemin à parcourir dans l'économie numérique
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Diane Janel
mardi 4 juillet 2017 Dernière mise à jour le Mardi 4 Juillet 2017 à 08:50

Les investissements technologiques réalisés aux Émirats arabes unis sont 14 fois supérieurs à ceux enregistrés au Liban en 2016. Malgré la fulgurante ascension du Liban dans économie numérique, le pays est loin de rattraper Dubaï.

Beyrouth, capitale du Liban

 

D’après un rapport d’Arabnet publié en mai, les investissements dans les start-up au Liban sont passés de 26 millions de dollars en 2014 à 56 millions de dollars en 2016. Ainsi, 6 % des investissements ont été réalisés dans les start-up de la région. Cela reste néanmoins insuffisant par rapport aux Émirats, où ce chiffre s’élève à 90% (soit 799 millions de dollars).

« Dubaï réussit à attirer les capitaux de la région, en leur assurant un accès aux marchés saoudiens et iraniens », explique Walid Hanna, cofondateur et PDG de Middle East Venture Partners (MEVP).

Cependant, malgré cette position de leader du marché, les Emirats sont menacés par le dynamisme de l’écosystème libanais, qui a su se développer à une rapidité fulgurante. Pour concurrencer Dubaï, Beyrouth devra néanmoins améliorer sa compétitivité sur le plan des infrastructures, d’Internet, et des réglementations fiscales ( taxes, sécurité sociale etc …).

Un développement rapide

Ramy Boujawdeh, directeur général associé de Berytech, a déclaré à l’Orient-le-jour: “On est passé d’une vingtaine d’entrepreneurs à une centaine actuellement. Le nombre de fonds, accélérateurs et incubateurs a également doublé » .

En 2013, la Banque du Liban (BDL) avait autorisé par une circulaire la multiplication des financement, plaçant ainsi 75 % des investissements des banques dans l’économie numérique. En octobre 2016, la BDL a même relevé le plafond de ces investissements de 3 à 4 %, ce qui représente environ une enveloppe de 728 millions de dollars consacrée à l’économie numérique.

Privilégier la qualité à la quantité

Au Liban, les start-up ont plus de facilité à trouver des capitaux, et décrochent généralement plus de fonds qu’aux émirats: “Ici nous avons 9 fonds d’investissements sur un tout petit marché, alors qu’à Dubaï, on a 4 ou 5 fonds seulement qui sont actifs », confie M. Hanna.

Cependant, certains acteurs estiment qu’il serait plus judicieux de restreindre le nombre de fonds, afin de privilégier la qualité à la quantité. En effet, les investissements dans l’économie numérique aux Émirats sont moins nombreux, mais beaucoup plus élevés.

Des efforts à fournir

Pour arriver au niveau de Dubaï, le Liban a encore du chemin à parcourir. Le pays devra notamment diversifier la provenance des capitaux d’investissement, qui viennent essentiellement des banques. Pour cela, la construction d’un solide réseau d’entrepreneurs semble indispensable.

Enfin, le Liban devra revoir à la baisse les taxes imposées aux entreprises, car cela le désavantage par rapport à son concurrent: un impôt de 15 % est imposé sur les revenus de la société , et l’entreprise doit aussi payer les cotisations patronales à la Sécurité sociale, inexistantes aux Émirats.

 

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