En Algérie, la chasse aux oligarques est lancée !
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Diane Janel
mardi 25 juillet 2017 Dernière mise à jour le Mardi 25 Juillet 2017 à 09:00

Les attaques du gouvernement envers les oligarques se multiplient. La corruption, qui représente un frein à la croissance et aux investissements étrangers, est activement combattue par le Premier ministre Abdelmadjid Tebboune.

Abdelmalek Sellal, ancien premier ministre. 

Une première série de mises en demeure du chef de gouvernement à l’encontre de Ali Haddad, la deuxième fortune du pays, avait mis la puce à l’oreille aux algériens: le pouvoir commence à durcir le ton. Bien qu’ami avec la présidence, Haddad, n’a pas échappé à la justice.

Après avoir en partie financé la campagne pour le 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika, le milliardaire avait bébéficié d’un milliard de dollars de crédits bancaires. Avec cette somme, il avait financé des dizaines de projets à travers toute l’Algérie, et les hommes d’affaires de son entourage au FCE (le patronat algérien) on reçu des terrains, des assiettes foncières, des avantages fiscaux et parafiscaux.

En bref, tout semblait aquis pour les grosses fortunes prospèrent  avec Abdelmalek Sellal. Mais l’arrivée du tout nouveau premier ministre Abdelmadjid Tebboune a changé la donne: son hostilité envers les oligarques algériens a été immédiate. 

Quand le vent tourne

L’arrivée du tout nouveau Premier ministre Abdelmadjid Tebboune a donné un coup de pied dans la fourmilière: son hostilité envers les oligarques algériens a été immédiate. 

Il a gelé l’affectation des réserves foncières agricoles destinées à la création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage que Abdelmalek Sellal avait accordé au profit de nombreux hommes d’affaires influents.

Le Premier ministre s’est attaqué à la filière automobile représentée par Abdesslam Bouchouareb, ex-ministre de l’Industrie, et homme d’affaires controversé entretenant des amitiés avec les oligarques algériens.

Tebboune souhaite ainsi installer des commissions de contrôle pour une inspection de l’ensemble des usines . En effet, celles- ci bébéficiaient d‘avantages fiscaux et parafiscaux, sans avoir apporté de la valeur industrielle à l’économie algérienne. Se méfiant des importations déguisées, le gouvernement Tebboune s’apprête à revoir le cahier des charges réglementant la filière de montage des véhicules. 

Le mécontentement des investisseurs étrangers

Les changements émanent aussi des investisseurs étrangers, qui se sont massivement plaint des oligarques algériens. En premier lieu, l’ambassadeur de Chine s’est officiellement plaint du rôle prépondérant d’Ali Haddad  avait dans le projet du port de Cherchell.

En effet, Ali Haddad prenait part à cet immense chantier alors que deux compagnies chinoises ont été sélectionnées pour prendre en charge tous les travaux. Par la suite, les investisseurs français, obligés de travailler avec des agériens dans le cadre de la loi 51/49, ont également émis des plaintes: des projets comme celui de Peugeot ou d’Axa Assurances n’ont pas pu aboutir.

La corruption: un frein à la croissance

La corruption en Algérie est extremement problématique, car elle empêche le pays de s’intégrer au sein de l’Organisation mondiale du commerce qui régit les relations entre plus de 160 pays, et représente plus de 95 % du commerce mondial.

Pour adhérer à l’OMC, l’Algérie serait obligée de créer des conditions égales entre tous les entrepreneurs, chose qui est encore impossible actuellement. En effet, dans l’OMC, les pays ne peuvent discriminer entre leurs partenaires commerciaux sur des bases autres que commerciales. Ils devraient établir les mêmes règles pour tous les membres de l’OMC. 

 

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