Les voitures
#ASavoir #Actualite #Agenda #BuzzNews #CultureSport #Economie #Emploi #EmploiFormation #EnDirectDe #Entreprises #Politique #ALGERIE
Diane Janel
mercredi 9 août 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 9 Août 2017 à 08:40

Les voitures “made in Algérie”, initialement créées pour résoudre la crise de la chute du pétrole, n’ont pas eu l’effet escompté. En effet, les voitures produites en Algérie coûtent plus cher que dans les pays de provenance.

 

L’Algérie, dont les recettes pétrolières représentent 95% des rentrées de devises, a lancé en 2014 les voitures “made in algérie” pour pallier la chute du cours du pétrole, mais également pour réduire le coût des importations. Etant donné que le marché automobile présentait une forte demande de 400.000 voitures par an (605.000 en 2012), cette idée paraissait logique.

Mais en 2017, on constate que ce projet n’a pas eu les effets escomptés. Le ministre de l’industrie, Mahdjoub Bedda, dresse un bilan amer.

Un secteur qui tourne en rond

Si les voitures algériennes n’ont nullement affecté les réserves de change ou encore la création d’emplois, le coût pour l’État  a été conséquent en termes d’aides et d’avantages fiscaux.

 Mahdjoub Bedda fait notamment remarqué que, au premier semestre 2017, le nombre de véhicules importés a chuté de 78 % en glissement annuel, l‘importation de pièces à monter sur les chaînes en Algérie a été tout juste compensée par les économies en devises sur la même période, preuve que le secteur tourne en rond.

Une voiture algérienne trop onéreuse

Les voitures produites en Algérie coûte plus cher que dans les pays de provenance », a déclaré le ministre, décidé à « arrêter l’importation déguisée » de la part des constructeurs.

Chez les concessionnaires par exemple, la Renault Symbol coûte environ 1.600 euros de plus que sa version importée, la Dacia Logan. Il en va de même pour la petite Hyundai i10, fabriquée sur place, qui coûte presque 2.000 euros plus cher qu’en France.

« Les véhicules neufs sont chers car l’offre est faible », explique Issad Rebrab, patron de Cevital, premier groupe privé d’Algérie et importateur de la marque Hyundai.

Problème d’assemblage

Certaines personnes mettent en cause le SKD (semi knocked down) qui consiste à importer le véhicule en kits pré-montés, simplement rivetés ou boulonnés sur place. « Le véhicule arrive semi ou complètement fini, donc il n’y a rien à assembler », expliquait début juillet au quotidien El-Watan, Mohamed Baïri, patron d’Ival qui importe la marque Iveco.

Mais les producteurs n’ont pas le choix, car il ne peuvent intégrer seulement que 15% de pièces produites localement dans les voitures. Afin de remédier à ces problème, le gouvernement a annoncé récemment l’élaboration d’un nouveau cahier des charges et la création « d’un vrai marché de la sous-traitance » destiné à fournir aux usines les pièces fabriquées en Algérie.

« Nous avons grillé plusieurs étapes, il fallait d’abord former le personnel, bâtir un réseau de sous-traitance avant de se lancer dans le montage de véhicules », explique Mohamed Baïri.

 

Pour en savoir plus sur l’Algérie, découvrez nos vidéos inédites:

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *