Israël paie les pots cassés de l'insécurité
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Diane Janel
vendredi 11 août 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 11 Août 2017 à 14:02

Augusto Lopez-Claros, haut-conseiller en développement économique au groupe de la Banque mondiale, revient sur les conflits entre Israël et ses voisins, en raison de leur aspect néfaste sur l’économie.

 

Le docteur Augusto Lopez-Claros, haut-conseiller en développement économiques au groupe de la Banque mondiale.

 

Dans une interview donné à Times of IsraelAugusto Lopez-Claros, haut-conseiller en développement économique au groupe de la Banque mondiale, s’exprime sur les défis qui attendent l’économie israélienne. Tiraillée entre les conflits entre ses voisins, la nation start-up réduit le champ des possibilités en matière d’activité commerciale et d’investissement. 

« Si on devait résoudre sur une base permanente la situation sécuritaire, il pourrait y avoir un moteur potentiel de croissance économique à travers une augmentation du commerce et des investissements dans la région », explique Lopez-Claros, qui siège à la Banque mondiale depuis six ans.

Ainsi, il serait bénéfique pour la nation start-up de traiter avec d’autres partenaires que l’Europe, l’Asie, ou les Etats-Unis. N’excluant pas ses marchés fructueux, il faudrait qu’Israël  investisse également avec ses plus proches voisins, qui sont demandeurs de produits provenant de la technologie, de l’agriculture ou du gaz naturel. 

Un potentiel à explorer

En dépit de la hausse des exportations et des investissements, la productivité d’Israël est l’une des plus faibles parmi les pays de l’OCDE.  Le secteur high-tech ne suffit plus à combler les lacunes du pays qui apparaît comme trop replié sur lui-même.

« Il y a un potentiel ici qui doit être exploré et exploité », a-t-il commenté. « La géographie est encore importante. Vous ne pouvez pas complètement la négliger. Et vous êtes déconnectés. Vous êtes comme une île ».

Renforcer l’Enseignement au détriment de la défense

Selon Augusto Lopez-Claros, la réduction des dépenses en matière de défense pourrait être réinvestie dans l’amélioration du système du système éducatif, qui nécessite certains perfectionnements. 

Ainsi, si l’on en croît le responsable de la banque mondiale, la nation start-up doit se rapprocher du modèle scandinave. Alliant un pôle d’enseignement prestigieux, et un partenariat avec les entreprises, les norvégiens et les suédois ont su mettre à profit l‘innovation au service des jeunes.

« Il y a un écart entre ce que les universités livrent et ce qu’il faudrait qu’elles livrent », déplore Lopez-Claros, avant d’ajouter: « C’est un problème global. Certains pays font mieux que les autres : les pays scandinaves, par exemple. Israël fait bien les choses également maispourrait faire mieux ».

Pour Lopez-Clarossi, si Israël se retrouve au 52ème rang du classement Doing Business 2017 établi par la Banque mondiale, c’est justement parce que la coordination entre les universités et les entreprises n’est pas encore assez étroite. De ce fait, les jeunes peinent à s‘insérer dans l’emploi:

« En traversant les différentes étapes de l’enseignement, les étudiants devraient passer leur été au sein des entreprises israéliennes de façon à avoir un aperçu plus proche des compétences nécessaires sur le marché du travail », estime t-il.

 

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