Le Gaz de schiste comme solution à la crise algérienne ?
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Ecomnews Med Redaction
mercredi 4 octobre 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 4 Octobre 2017 à 08:33

Le premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a annoncé lors d’une visite au site pétrochimique d’Arzew la reprise de l’exploration du gaz de schiste. Une décision qui risque de faire grincer des dents de nombreux algériens.

La décision est tombée, l’exploration du gaz de schiste reprendra bel et bien en Algérie après près de deux ans d’arrêts. Le dossier est épineux pour le gouvernement algérien, et pour cause de nombreuses manifestations avaient secouées le pays. La gronde dans le sud algérien avait réuni en Janvier 2015 près de 20.000 manifestants, et principalement a Ain Salah site déjà producteur gazier, et soumis à l’exploration. Les revendications portaient notamment sur la préservation des sols. En effet l’exploitation de ce minerai nécessite l’utilisation de produits chimiques qui peuvent détériorer les sols.

A l’époque, le gouvernement n’avait pas cédé mais la décision était motivée par la chute du prix du baril de pétrole atteignant 30 dollars. Cette dernière entraînant avec elle la chute du cours du gaz de schiste, le rendant ainsi moins rentable. Aujourd’hui le pétrole s’échange autour de 50$ le baril, et « la Sonatrach a les capacités de mener l’exploration, et de garantir l’avenir en matière énergétique » déclarait le premier ministre en marge de son déplacement.

A noter que l’Algérie selon un rapport de la Sonatrach datant de 2015 possède la quatrième réserve mondiale en termes de ressources récupérables de gaz de schiste.

Outre la fronde que risque d’entraîner cette décision du gouvernement en quête de solutions pour rééquilibrer l’économie du pays. Les autorités algériennes devront également apporter des réponses plus techniques, notamment sur le coût hydrique de l’exploitation du dit minerai. L’Algérie manque cruellement d’eau et la fracturation hydraulique pourrait remplir les caisses, mais vider les gourdes.

Sami Bouzid.

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