Le Liban, en proie à une destabilisation économique et politique?
#ASavoir #Actualite #BuzzNews #Decideurs #EchangesMediterraneens #Economie #Institutions #ISRAEL #LIBAN
Juli Choquet
mercredi 8 novembre 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 8 Novembre 2017 à 14:36

Après la démission de Saad Hariri samedi 4 novembre, les journaux et commentateurs Libanais font part de leurs inquiétudes sur la stabilité politique et économique du pays. Sur fond de conflit stratégique entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, un voisin Israélien très inquiet, et un Hezbollah apparement fort, la géopolitique du Liban semble plus incertaine que jamais.

Le Liban demeure toujours un pôle économique pour tout le Moyen Orient. Lors de notre dernier reportage Business France Liban à Paris consacré aux opportunités d’entreprendre, Marc Cagnard (directeur de Business France Moyen Orient) nous avait confié que l’économie Libanaise en dépit de la géopolitique régionale restait une porte d’entrée pour le marché.

Au lendemain de la démission du Premier Ministre Saad Hariri depuis Ryad, les marchés s’inquiètent pour ne pas dire s’affolent. L’Arabie Saoudite soutenait Hariri pour promouvoir une politique chiite et contre le Hezbollah. Mais le premier ministre nommé par le président Michel Aoun proche du clan sunnite a bien été obligé de s’accommoder avec le Hezbollah très proche de l’Iran. D’après les observateurs, pour Mohamed Ben Salmane fils hériter de la dynastie Saoudienne, s’en est trop. L’opposition violente entre l’Arabie Saoudite et l’Iran exacerbée depuis le début du conflit au Yémen montre les conséquences que cela pourrait avoir si les deux puissances faisaient en faisaient de même avec le Liban.

Dans le pays du Cèdre, des rumeurs circulent sur la réelle ou supposée main mise de l’Arabie Saoudite sur la famille Hariri (Saad dispose de la double nationanlité) ainsi que sur tout le pays.

Depuis 10 mois, Saad Hariri avait esquissé un début de stabilité en rassemblant au sein du gouvernement des personnalités porches de l’Iran et du Hezbollah et d’autres proches des Saoudiens. Sur le plan économique, une loi finance avait été voté le mois dernier : une première depuis 12 ans.

Du coté d’Israël, la situation est également inquiétante. Depuis l’annonce de la démission du Premier Ministre Libanais, la guerre de 2006 contre le Hezbollah a été ravivée en un rien de temps et le rapprochement du gouvernement Libanais avec le Hezbollah demeure inacceptable. Israël s’alarme sur le fait Michel Aoun pourrait donner un crédit plus grand à l’Iran qui cherche lui même à déstabiliser l’Etat hébreu.

L’ancien Premier Ministre laisse donc un pays au bord du chaos en proie à une exacerbation des violences au niveau interne entre les différentes confessions religieuses, et au niveau externe où le Liban demeure largement tributaire des jeux de pouvoirs qui se trament entre les puissances régionales d’Arabie Saoudite et d’Iran.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique dans les pays de la Méditerranée :

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *