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Juli Choquet
lundi 20 novembre 2017 Dernière mise à jour le Lundi 20 Novembre 2017 à 11:36

La semaine dernière Business France organisait à Paris un atelier sur les opportunités économiques du Proche et Moyen Orient. Dans une section dédiée à l’agro business, Ludovic Prévost directeur de Business France Egypte nous éclairait sur cette filiale clé de l’économie Egyptienne.

94 millions d’habitants  à nourrir : Les défis du secteur agricole de l’Egypte

Sur la zone Proche et Moyen Orient, qui compte quelques 300 millions de consommateurs, le secteur agro-alimentaire représente un enjeu de développement. Avec 94 millions d’habitants vivants sur le sol Egyptien, ce sont autant de bouches à nourrir pour l’Egypte qui connaît des difficultés dans l’approvisionnement de son eau.

Dès lors le pays a besoin de startups locales ou internationales pour répondre au problème des ressources en eau auxquelles les nouvelles technologies tentent en partie de répondre. Selon Ludovic Prévost 230 millions de dollars sont investis annuellement pour le machinisme agricole. Malgré tout, beaucoup de zones de productions agricoles travaillent à la main ce qui fait baisser la productivité agricole du pays.

Ludovic Prevost le 15 novembre 2017 dans les locaux de Business France à Paris.

Pour Ludovic Prévost, directeur de Business France Egypte, les entreprises étrangères dont Françaises ont un rôle de premier plan à jouer dans la stratégie nationale de diversification des produits promue par le gouvernement d’Al Sissi. L’équipement industriel permet à la fois de s’adresser au marché local mais aussi d’entrer en Egypte pour faire de l’export vers tout le Moyen Orient. Toutefois, le secteur des équipements agricoles reste compétitif avec 4 000 entreprises enregistrées pour un investissement commun de 70 millions d’euros par an.

L’Egypte : un marché clé pour se développer au Moyen Orient ?

Mais Ludovic Prévost prévient : l’ « Egypte est un pays très contraint à l’export avec 98% des produits qui sont destinés au marché intérieur ». Pour les PME Françaises, il s’agit d’une formidable opportunité d’ouvrir son marché à condition que tout leurs produits soient halal et étiquetés de même. Pour cela, il faut l’aval d’une mosquée locale qui effectue des contrôles réguliers. Ces démarches peuvent s’avérer parfois longues mais demeurent primordiales dans un pays à 95% de confession musulmane.

Un exemple d’implantation Française en Egypte : SOREAL

Durant l’atelier Business France Egypte, l’exemple des activités réalisés par Gilles Bocabeille Président, -Directeur Général de SOREAL spécialisé dans les l’exports de condiments et sauces en restauration, ont été présentées.

Il explique qu’avec 2 millions de consommateurs sur le marché Européens, son entreprise aurait vite put être saturée sur ce marché si elle ne s’était pas ouvert il y a 25 sur le marché Egypte / Moyen Orient. Sa stratégie a alors été simple : trouver les matières premières pour ses sauces sur place. Alors que l’Arabie Saoudite ne dispose pas de tomates et de poivrons pour élaborer la fameuse sauce, Gilles Bocabeille a l’idée d’implanter une usine en Egypte afin d’exporter par la suite sa production en Arabie Saoudite.

Lors de la dévaluation de la livre, l’entreprise aurait pû mettre la clé sous la porte si elle n’en avait pas profiter pour acheter à bas cout d’autres usines en Egypte. En outre la dévaluation à poussé le pays à davantage ouvrir vers l’export. La stratégie de l’entreprise s’est donc avéré payante, et ce malgré les lourdeurs administratives de l’Egypte souvent décriés par l’entrepreneur.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Egypte :

 

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