Comment l’Egypte peut-elle palier au manque de blé ?
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Juli Choquet
mercredi 6 décembre 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 6 Décembre 2017 à 11:58

Le porte parole du Ministère de l’Agriculture Egyptien Hamid Abdel Dayim souhaite augmenter la superficie de production du blé de 20%. Une denrée stratégique pour un pays qui en a importé près de 3 tonnes en 2017. Explications.

L’intention du ministère de l’agriculture d’augmenter la surface de production du blé est éminemment stratégique. Une hausse de 20% soit une superficie de 1,5 millions d’hectares a été annoncé par Hamid Abdel Dayim pour la saison 2017/2018. 0,67 millions d’hectares ont d’ores et déjà été étendu à la culture du blé en Egypte.

Le pays qui investit déjà 230 millions de dollars annuellement pour le machinisme agricole, doit faire face à un manque de compétitivité de ses terres si l’on suit le ratio entre surfaces cultivables et quantité produites. Le secteur agricole emploi près de 30% de la population et représente près de 15% des exportations (hors produit pétrolier).

Selon le site du ministère Français de l’Agriculture Alim’Agri l’Egypte compte : « Une politique agricole mise en place depuis les années 80 qui a permis au pays d’augmenter globalement sa production et même de devenir exportateur pour certains produits (fruits et légumes, coton, riz, fleurs coupées), en particulier vers l’Union européenne, avec laquelle l’accord d’association a libéralisé le commerce des produits agricoles ».

Avant de tempérer pour ce qui concentre tout spécialement le blé : « Cependant, pour assurer la sécurité alimentaire de sa population en croissance rapide, l’Égypte demeure structurellement dépendante d’approvisionnements en produits de base sur le marché mondial, en particulier de blé, légumineuses et huiles ». Il faut en effet nourrir près de 94 millions d’habitants, et le blé qui sert à l’élaboration du pain reste la denrée la plus courament utilisée.

L’Egypte produit annuellement 8 millions de tonnes de blé, mais ceci au prix d’une politique publique de financement de la production via le GASC (Autorité Générale de l’approvisionnement en produit de base). Aujourd’hui cette politique n’est plus tenable pour les finances publiques qui poussent à une libéralisation de la production de blé par le secteur privé. D’ici 2020, le gouvernement souhaite produire 10 millions de tonnes de blé pour un pays qui en consomme chaque année près de 20 millions de tonnes.

Représentant la base de l’alimentation, les autorités Egyptiennes sont contraintes d’importer 11,7 millions de tonnes de blé supplémentaires par an. Une facture cher payée pour la balance commerciale du pays actuellement déficitaire.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Egypte :

 

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