L'avenir des hydrocarbures en Algérie vu par les lecteurs d'Ecomnews Med
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Kheireddine Batache
mardi 19 décembre 2017 Dernière mise à jour le Mardi 19 Décembre 2017 à 10:22

L’Algérie peut elle s’affranchir des revenus des hydrocarbures ? C’est la question posée dans le cadre de notre sondage hebdomadaire Ecomnews Med via Twitter. La rédaction a analysé les résultats !

Bien que le sujet ne fasse pas débat au sein des cercles économiques algériens, la perspective de voir un jour l’Algérie changer de modèle économique pour ne plus dépendre des exportations des hydrocarbures dans le financement de son budget, vous a semblé évidente. 

En effet vous étiez 48 % à penser que le pays ne peut pas s’affranchir des revenus des hydrocarbures. Et pour cause : la bonne santé de l’économie algérienne est intimement liée à la manne pétrolière et gazière de l’Algérie. Le gouvernement cherche désespérément à basculer vers une économie plus diversifiée. Mais avec l’avènement de l’ère des énergies renouvelables et la baisse du rendement général des hydrocarbures, le temps presse et les réformes se font lentes.

Par ailleurs, 52 % des sondés pensent qu’il est possible pour l’Algérie de se passer des revenus du pétrole et du gaz. Dans ce cas de figure, il serait nécessaire de mettre en place un nouveau programme de relance de l’économie nationale, à commencer par la réforme des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie, la logistique ou le tourisme. 

Afin de ne plus dépendre des importations qui pèsent lourdement sur le déficit budgétaire, le pays doit non seulement s’assurer une autosuffisance dans l’agro-alimentaire et l’énergie, mais également passer du statut d’importateur à celui d’exportateur. Une refonte de l’administration et un assouplissement des divers codes régissant l’investissement local et étranger, seraient également souhaitables pour :  lever les barrières à l’entrée, redonner confiance aux investisseurs et créer de nouveaux emplois.

Très influent de part sa politique de gestion des entreprises publiques, l’état devra faire preuve de pragmatisme économique en se retirant progressivement de l’organigramme de certains de ses fleurons industriels non performants. Enfin, la consolidation du tissu entrepreneurial et le soutien des Petites et Moyennes Entreprises (PME), devraient planter les jalons d’une nouvelle vision plus libérale de l’économie algérienne.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Algérie : 

 

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