L’aéronautique : secteur clé pour l’économie du Maroc en 2018 ?
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Juli Choquet
jeudi 4 janvier 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 4 Janvier 2018 à 11:13

Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique a fait part de sa volonté d’atteindre les 3 milliards de dollars de chiffre d’affaires généré par le secteur de l’aéronautique. Est-ce réalisable ?

Atelier d’Usinage de la Société Stelia Aerospace Maroc de Casablanca.

Le ministre de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique s’est dit confiant sur la tenue des objectifs du secteur de l’aéronautique. En effet son taux d’intégration pourrait être porté à près de 35% à l’horizon 2020. Mais c’est sur le terrain de l’emploi que le ministre a ses meilleurs arguments : 23000 postes nouveaux pourraient être ainsi crées selon lui.

Il faut dire que le secteur est extrêmement dynamique. Poussé par quelques géants mondiaux comme Bombardier, EADS, Boeing et Safran l’aéronautique ne compte pas moins de 121 acteurs locaux. Un véritable tissu économique local soutenu par le gouvernement Marocain.

Le territoire s’est doté par exemple d’une école d’ingénieurs de l’aéronautique AEROSUP accrédité par l’état Marocain ou encore de l’Institut des Métiers de l’Aéronautique (IMA) crée en 2008 qui croule sous les demandes d’inscriptions d’après son président Hamid Benbrahim El Andaloussi. L’aéronautique fait partie de la croissance du pays, mais offre surtout des perspectives de formations professionnelles à la jeunesse avec une accessibilité directe à l’emploi.

Avec 18% de croissance par rapport à l’année 2016, l’aéronautique doit ses chiffres à la faculté de gestion du secteur. Géré par le GIMAS -le Groupement des Industriels Marocains de l’Aéronautique et du Spatial présidé par Karim Cheikh – qui comprend des acteurs économiques, financiers, techniques ou d’ingénieries travaillant main dans la main avec le gouvernement Marocain.

Le groupe gère également la problématique de la formation pour faire venir les jeunes à ces métiers d’avenir comme c’est le cas pour l’IMA.

Atteindre les 3 milliards de chiffre d’affaires est une idée ambitieuse. Mais la demande est là et d’ici 2030, ce sont près de 40 000 appareils qui devraient être commandés par les clients étrangers. Le travail du gouvernement semble enfin payer dans l’accélération de l’industrialisation du Royaume pour atteindre une croissance de 4,8% en 2017 d’après les prévisions faites par le Fond Monétaire International.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Maroc : 

 

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