Tunisie : La hausse de la TVA soulève le mécontentement
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Sami Bouzid
lundi 8 janvier 2018 Dernière mise à jour le Lundi 8 Janvier 2018 à 15:36

La loi Finance voté en décembre dernier par le parlement tunisien est entré en application au 1er janvier dernier. La hausse des prix qu’elle engendre provoque un tollé et fait craindre une instabilité sociale durable.

La hausse de la TVA fait craindre au gouvernement une instabilité durable

L’année 2018 en Tunisie sera-t-elle synonyme de vie chère ? C’est en tout cas ce que pensent les nombreux manifestants qui se sont rassemblés dimanche 7 Janvier sur l’avenue Bourghiba à Tunis. Réuni au sein du collectif citoyen ” Fech Nestannew” ( qu’est-ce-qu’on attend ? en arabe tunisien), ils ont battu le pavé pour exiger l’annulation pure et simple de la hausse des prix. En effet, la réforme de la TVA salué par le FMI , entraîne une augmentation massive des prix.

Les secteurs concernés sont nombreux, et l’impact sur les prix se paie au prix fort pour les Tunisiens “ il faudra dépenser prés de 100 euros par foyer pour faire face à la hausse “ selon Mourad Hattab expert en finances. Une somme colossale quand on sait que le salaire minimum est de 120 euros par mois. Ainsi le prix des hydrocarbures, du chocolat, des voitures, des matériaux de construction entre autres sont touchés. 

L’opposition, dont le Front Populaire, invite les Tunisiens à manifester leur mécontentement. Côté syndicat, l’Union général tunisienne du travail (UGTT), qui constitue la première force syndicale du pays appelle le gouvernement à maintenir la stabilité des prix sur les aliments de base (pain, lait, sucre…).

Le gouvernement minimise l’impact de la réforme

Du côté des pouvoirs publics, le ministre des Finances Mohamed Ridha Chalghoum a tenté de justifier, puis de minorer l’impact de la nouvelle loi “ L’augmentation de 1% du taux de TVA vise essentiellement à limiter le recours à l’endettement et à préserver les équilibres financiers du pays ” arguait-il lors d’une rencontre le 5 janvier dernier avec l’Ordre des experts-comptables de Tunisie. Tentant de rassurer les Tunisiens il a ajouté que la hausse “ n’aura pas d’impact sur le pouvoir d’achat des citoyens “.

Une déclaration qui sonne creux aux oreilles de manifestants, et va même à l’encontre de la déclaration du président tunisien Béji Caïd Essebsi qui en décembre dernier lors de l’adoption du budget avouait que “ la hausse des prix sera douloureuse mais elle est nécessaire pour réduire le déficit budgétaire “.

Ce dernier traverse une période politique mouvementée à quelques mois des élections municipales prévus pour le mois de mai 2018.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Tunisie :

 

 

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