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Sami Bouzid
lundi 15 janvier 2018 Dernière mise à jour le Lundi 15 Janvier 2018 à 09:14

Les Tunisiens ont soufflé dimanche 15 janvier la septième bougie de la révolution du Jasmin sous fond de contestations sociales.

 

Il y a sept ans la mort de Mohamed Bouazizi vendeur amublant avait ému le pays, et conduit à la révolution du Jasmin. 

Ils étaient plus d’un millier à se réunir dimanche dernier sur l’Avenue Bourghiba à Tunis pour fêter la révolution et clamer leur colère. Dans une manifestation placée sous haute surveillance, et qui s’est déroulé sans incident les Tunisiens ont tenté de faire reculer le gouvernement de Youssef Chahed coupable de mener une politique d’austérité.

En effet la Tunisie, après avoir bénéficié d‘un plan d’aide de 2,4 milliards d’euros sur quatre ans du FMI, s’est engagé à mener des réformes pour la réduction de son déficit public. Une injonction des organisations internationales qui intervient dans un contexte économique déjà très délicat pour les Tunisiens.

Avec un taux de chômage de 15%, et une inflation de 6,4% en décembre 2017, ajouté à cela une dévaluation du dinar le pouvoir d’achat est en constante baisse. Certains experts estiment que la nouvelle réforme qui augmente la TVA par exemple devrait impacter le portefeuille du tunisien à hauteur de 100 euros par mois, dans un pays où le salaire minimum garanti (SMIG) est d’environ 120 euros.

Le gouvernement tente de contenir la colère 

Réuni samedi autour des signataires du pacte de Carthage qui l’ont mené au pouvoir, Youssef Chahed a tenté de répondre aux attentes des Tunisiens . En présence des responsable syndicaux du patronat et des travailleurs il a décidé d’une série de mesures pour les plus défavorisés.

Un plan d’aides à hauteur de 34 millions d’euros a annoncé Mohamed Trabelsi ministre des Affaires sociales. Il prévoit notamment une “couverture médicale pour tous” , une augmentation des allocations pour les familles les plus modestes ( 10 à 20 euros par mois selon la taille de la famille) , ainsi qu’une garantie d’État auprès des banques pour faciliter l’accès au logement aux plus démunis.

Une série de mesures dont l’opposition, et notamment le Front populaire ne se satisfait pas encore, en espérant obtenir le retrait total de la loi des Finances.

Ali Harbi représentant de l’UGTT ( syndicat des travailleurs ) est allé contre l’avis de son syndicat ( signataire du pacte de Carthage ) en manifestant “ le gouvernement ne va rien faire, il pense nous acheter avec de l’huile et du sucre en ne touchant pas aux produits subventionnés, mais internet ,le téléphone tout le reste augmente” souligne ce dernier dans les colonnes de Libération, une référence aux propos du ministre des Affaires sociales qui s’était fendu d’un terrible ” les tunisiens n’ont pas besoin de téléphone”. 

Les Tunisiens attendent maintenant une déclaration officielle du président de la République Beji Caid Essebesi.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Tunisie : 

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