Liban : L'agence de notation Moody table sur une croissance de 2,8%
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Sami Bouzid
jeudi 18 janvier 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 18 Janvier 2018 à 16:56

Dans son dernier rapport, l’agence américaine mise sur une croissance de 2,8% de l’économie libanaise boostée par la progression régionale.

 

La dette publique libanaise a atteint 78,2 milliards de dollars en 2017 soit 150% du PIB

Après les prévisions de croissance de la banque mondiale dont nous relations le rapport en début de semaine, l’agence de notation américaine Moody a rendu son verdict sur les perspectives économiques du pays. Alors qu’elle tablait jusqu’ici sur une croissance de 3%, l’agence financière a revu sa prévision de croissance à la baisse pour l’estimer à 2,8% pour l’année 2018.

Selon Moody’s l’économie du pays du Cèdre bénéficiera “  de la dynamique de croissance globale, notamment de sa manifestation régionale “. Ainsi cette dernière met en avant dans son rapport les réformes structurelles du pays , ainsi que la réouverture progressive des routes commerciales. En effet l’agence financière estime que les troubles politiques de ces dernières années sont en phase de « stabilisation » faisant référence au dossier syrien notamment.

Car outre la fermeture des routes commerciales, le Liban a accueilli jusqu’à 1,5 million de réfugiés, dans un pays de six millions d’habitants. Le retour progressif à la « normal » dans la région pousse Moody’s à tabler sur une stabilité des perspectives accolées aux notes souveraines des pays de la région.

En août dernier, la note du Liban avait été abaissé d’un cran de B2 à B3, mais avec un relèvement de la perspective de « négative » à « stable ».

Une prévision fragile

Le rapport de Moody’s se base sur des prévisions qui peuvent voler en éclats tant la situation régionale reste fragile. Ainsi si l’agence de notation craint que certains handicaps structurels ne ralentissent la croissance en citant notamment la dette, et ses taux de refinancement élevés, elle ne s’attarde pas sur la situation géopolitique.

Or, s’il est vrai que la Syrie sort peu à peu de l’emprise du terrorisme islamiste, les tensions grandissantes entre l’Iran et l’Arabie Saoudite laissent craindre une nouvelle source d’instabilité.

Les libanais restent divisés entre un Hezbollah allié de la puissance chiite, et un premier ministre proche du royaume des saouds. L’épisode de la “démission” de ce dernier reste dans toutes les têtes. 

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Liban :

 

 

 

 

 

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