Maroc : le taux d'intégration des énergies renouvelables porté à 52 % d'ici 2030 ?
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Kheireddine Batache
lundi 29 janvier 2018 Dernière mise à jour le Lundi 29 Janvier 2018 à 09:50

En matière d’énergies renouvelables, le Maroc veut relever un défi de taille : attenidre un taux d’intégration de 52 % dans le mix électrique qu’il veut mettre en place, à l’horizon 2030. Où en est il aujourd’hui ?

Le président du directoire de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), Mustapha Bakkoury a annoncé vendredi 26 janvier dernier que la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national a atteint l’honorable taux de 34 %.

Une bonne nouvelle, compte tenu des perspectives établies par le Maroc dans ce domaine. En effet et selon la MASEN, le Royaume poursuit ses efforts en vue d’améliorer ces résultats et les porter à hauteur de 42 % en 2020 et 52 % en 2030.

Ne disposant, à priori, ni de ressources en pétrole ni en gaz, le Maroc a pris conscience assez tôt de la nécessité de chercher des alternatives qui lui permettront d’atteindre l’efficience énergétique. En 2009, il lançait le programme solaire marocain, un projet “royal” censé l’introduire dans le renouvelable.

9 ans après, le gouvernement poursuit son engagement et travaille sans relâche à la mise en oeuvre de son programme. “A fin 2017, nous sommes à 34% de capacités installées de sources renouvelables en ce qui concerne le mix électrique,” a déclaré le président de la MASEN à l’issue d’une séance de travail devant examiner l’état d’avancement du plan de développement des énergies renouvelables, présidée par le Roi Mohammed VI au Palais Royal de Casablanca.

Une année 2018 qui s’annonce prolifique.

L’année 2018 sera celle du lancement de plusieurs projets d’envergure : les centrales NOOR Ouarzazate II, NOOR Ouarzazate III, et NOOR Ouarzazate IV, ainsi que Noor Laâyoune I et Noor Boujdour I. Il sera également question de donner une impulsion nouvelle au secteur de l’éolien avec la mise en exploitation de centrales développées dans le cadre de la loi 13-09*. Cela se traduira par le lancement de nouveaux projets, notamment ceux de Midelt et Taza.

Il est à noter que la feuille de route décidée par le gouvernement marocain s’avère être une arme à double tranchant car outre le développement d’un réseau énergétique subsidiaire, elle permet au pays de capter une part importante des Investissements Directs Etrangers (IDE) qui sont consentis dans ce domaine.

Avec une enveloppe d’environ 19 milliards de dollars au cap 2020 et quelque 50 000 emplois, le Maroc prend plus que jamais la question de la transition énergétique au sérieux et fait taire tous les sceptiques.

* Loi relative aux énergies renouvelables, promulguée par Dahir n° 1-10-16 du 26 11 février 2010 publiée au Bulletin officiel n° 5822 du 18 mars 2010

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