L'économie du Liban plait à la Chine
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Kheireddine Batache
jeudi 1 février 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 1 Février 2018 à 11:33

Dans un entretien accordé au quotidien libanais L’Orient le Jour, le président du groupe bancaire Fransabank, Adnan Kassar, évoque les relations économiques qu’entretient le Liban avec la Chine, à l’aune de l’arrivée inéluctable de l’empire du milieu dans le monde des affaires au Moyen-Orient, à travers la nouvelle route de la soie.

Depuis que le Liban a été inscrit dans la liste des pays concernés par le projet de la nouvelle route de la soie, lancé en 2013 par le président chinois Xi Jinping, c’est le commencement d’une ère nouvelle dans les relations économiques sino-libanaises. Certains pourraient penser qu’il s’agit là de simples élucubrations qui ne trouveront jamais écho sur le terrain de la réalité, sauf qu’avec la récente installation à beyrouth du siège de l’agence de “conseil pour la promotion du commerce international“, c’est une main chinoise qui est clairement tendue vers le petit pays du Levant.

La Chine considère d’abord que le Liban est idéalement placé au niveau géographique et jouit, tant bien que mal, d’une stabilité politique et sécuritaire, qui facilite le processus de développement économique. Adnan Kassar considère à ce titre, que le caractère libéral de l’économie libanaise et la solidité de son secteur bancaire, le désignent aujourd’hui comme un partenaire régional incontournable pour la Chine. De plus, il croit qu’avec le lancement du plan gouvernement pour le développement des infrastructures (16 milliards de dollars), ce sont des centaines d’opportunités d’investissement qui s’offriront aux entreprises chinoise, très friandes de ce genre de partenariats (concessions PPP), notamment dans les secteurs du BTP, des télécoms ou des hydrocarbures.

Par ailleurs, le patron de Fransabank se montre très optimiste et choisit de ne pas faire l’impasse sur les signes forts, envoyés respectivement par les dirigeants libanais et chinois. Tout en faisant référence à l’accord signé en 2017 par le ministre libanais de l’Économie et du Commerce, Raëd Khoury et He Lifeng, président de la Commission nationale chinoise pour la réforme et le développement (NDRC), concernant le développement de la nouvelle route de soie, il entrevoit déjà les voies de coopération bilatérale naissantes et qui auraient pour effet de garantir des débouchés pour les exportations libanaises et la création d’emplois.

En 2014, l’usine du monde est devenue le premier fournisseur du Liban avec environ 2,5 milliards de dollars de marchandises exportées. Malgré une augmentation annuelle de 90 % des exportations libanaises vers la Chine, celles-ci restent relativement maigres et se cantonnent à des secteurs de niche tels que l’huile d’olive, le vin ou les produits artisanaux. deux ans plus tard, la Chine ne figurait même pas dans la liste des 7 premiers clients du Liban. Etant donnés ces chiffres, l’on pourrait être en droit de penser que le pays du Cèdre aurait tout à gagner, en s’accrochant à la locomotive économique asiatique. Affaire à suivre !

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Liban :

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