L'exploration d'hydrocarbures est lancée au Liban
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Sami Bouzid
lundi 12 février 2018 Dernière mise à jour le Lundi 12 Février 2018 à 09:00

Vendredi, le pays a signé son premier contrat d’exploration d’hydrocarbures au large de ses côtes méditerranéennes. Un consortium mené par Total avec ENI et Novatek se chargera de la prospection.

La semaine dernière le voisin égyptien a inauguré Zohr, le plus grand champ gazier de Méditerranée.

« Le Liban fait désormais partie des clubs des pays producteurs d’énergie », c‘est par ces mots que le président Michel Aoun a qualifié ce nouveau contrat. Si le président est si confiant, c‘est en partie grâce aux nombreuses découvertes en méditerranée ces dernières années. Après Chypre, Israël et l’Égypte le pays du cèdre croit en ses chances. 

En effet, les opérations qui seront menés sur la Zone Économique Exclusive (ZEE) sont pour le moment que de la recherche et non de l’extraction. D’autant que l’un des deux blocs concernés par les recherches est au cœur d’un imbroglio avec le voisin hébreu. Les deux zones sujettes aux explorations sont les blocs numéro 4 et 9, le dernier de ces deux-là est réclamé par Israël. Ainsi le bloc 4 commencera à être exploré dès 2019, alors que le numéro 9 n’a toujours pas de calendrier. 

Le ministre de la Défense israélien Avigdor Libermann a récemment réaffirmé la position de son pays « ils ont lancé un appel d’offres sur un bloc qui de toute évidence est à nous ». Une missive à laquelle le ministre libanais de l’Énergie César Abi Khalil a réagi en soulignant à l’AFP que pour lui « il n’y a ni zone disputée, ni contentieux, il y a agression ». 

Du côté du consortium, le directeur de Total au Moyen Orient Stéphane Michel préfère rester loin des polémiques en insistant sur le rôle que veut jouer son entreprise. Le groupe français dont la présence au Liban remonte à 1951 assure « qu’il est déterminé à utiliser le meilleur de sa technologie pour l’exploration d’abord, puis l’extraction ensuite » . Total est déjà aux côtés d’ENI dans des chantiers en Égypte et à Chypre, et ce nouveau contrat élargira la zone d’influence du groupe français dans l’Est méditerranéen. 

Pour le moment les retombées économiques pour le pays sont difficiles à évaluer, mais les Libanais attendent de la part des dirigeants de la transparence sur ce qui pourrait être une vrai source de richesses pour le pays. 

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Liban :

 

 

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