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Sami Bouzid
mercredi 14 février 2018 Dernière mise à jour le Mercredi 14 Février 2018 à 15:57

Le film du réalisateur tunisien Mehdi Ben Attia sera diffusé en avant-première à l'Institut du Monde Arabe à Paris. Au cœur de la fiction, une jeune veuve qui se reconstruit en photographiant des hommes à Tunis.

Hafsia Herzi a été révélé au grand public dans La Graine et le Mulet de Abdellatif Kechiche.

Les hommes vus par des femmes, la liberté, l’art et la photographie sont les thèmes du film franco-tunisien. Dans le rôle principal Hafsia Herzi dans le personnage d’Amel. La jeune femme vient de perdre son mari, et tente de se reconstruire. 

Accueillie chez sa belle-famille, elle est encouragée par son beau-père à reprendre goût à la vie. Amel décide alors de photographier des hommes de rue à Tunis. Porter sur les hommes le regard qu’ils ont l’habitude de porter sur les femmes est le credo, mais pas seulement ! 

Le long-métrage d’1h45 minutes aborde à travers l’histoire d’Amel des réels problèmes de fond dans la société tunisienne. La parité, la liberté, la place de l’art et l’émancipation des femmes dans la société en général. Dans son personnage, l’actrice Hafsia Herzi essaye alors de transformer les hommes en un objet de désir. Une inversion des rôles encore très tabou dans les pays du Maghreb. En réalité, Amel veut être libre, et va à la quête de sa liberté par son travail artistique. 

Dans une interview pour allocine le réalisateur revient sur son personnage « On se libère, c’est un chemin, une quête. Le film raconte cela » . Amel, peu aliénée, traverse ce chemin de la liberté en étant d’abord « la femme de » , « la veuve de », « la belle fille de » avant d’arriver au bout du chemin à être elle-même. 

Depuis la révolution du Jasmin, les Tunisiennes sont prises dans un étau, celui de la quête de liberté qu’il faut conjuguer avec la tradition. Comme ailleurs dans le monde, elles sont les premières victimes du chômage. Quand elles ont accès aux études supérieures, elles restent néanmoins moins bien lotis que les hommes, elles sont par exemple prés de 40,6% à être diplômées et sans emplois. 

L’Amour des hommes, dont le décor est Tunis, offre une des clés de cette quête d’égalité. La comédienne pensait que la liberté d’une femme dépendait de son rapport aux hommes, son cheminement lui montrera que sa liberté dépend d’elle-même. 

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