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Juli Choquet
mardi 27 février 2018 Dernière mise à jour le Mardi 27 Février 2018 à 12:46

Mohamed Sahbi Basly est ancien ambassadeur Tunisien en Chine, en Inde et en Espagne. Au micro d’Ecomnews Med, il nous explique le jeu que la Tunisie devrait jouer par rapport à la force économique de la Chine. Fervent défenseur de la coopération en Méditerranée, il est également membre de la Chambre des Conseillers en Tunisie.

Selon Mohamed Sahbi Basly : « La Chine contribue à 30% du taux de croissance mondial ». Tout est dit dans cette phrase pour montrer combien tous les pays dépendent de ce « monstre économique ».

« C’est la véritable locomotive de l’économie mondiale » nous confit-il. Mais voilà, comment la Tunisie peut-elle tirer profil de cette croissance, profiter de la venue de ces capitaux étrangers et entrer dans la course des relations Sino- Méditerranéenne ?

La route de la soie, nous le savons est le grand projet d’avenir de la Chine. La Tunisie doit s’insérer dans ce jeu Chinois pour pouvoir tirer parti de ces échanges. Cette action doit être mené grâce notamment à une action économique de la part du Gouvernement.

En ce sens, la Chambre des Conseillers en Tunisie a préconisé une politique économique volontariste. Le tourisme peut en effet représenter une source de croissance nouvelle, un marché de niche si on peut l’appeler ainsi pour diversifier l’économie de ce petit pays.

Le Japon et l’Indonésie font l’objet d’une politique d’export. Récemment les bases d’un accord de libre-échange ont été jetées avec l’Indonésie, voulue par Khemais Jhinaoui Ministre Tunisien des Affaires Etrangères.

Mais « Le premier partenaire de la Chine, ce n’est pas l’Asie du Sud Est c’est l’Union Européenne ! » pour Mohamed Sahbi Basly. Ceci explique notamment en quoi la Tunisie doit à la fois se détacher de sa dépendance aux produits Européens notamment Français mais dans le même temps profiter de sa relation historique avec l’Europe pour se hisser comme acteur économique international pouvant négocier avec la Chine.

Le message est fort et la critique acerbe: «  les Européens devraient nous encourager à créer des emplois en Tunisie si eux ne peuvent pas le faire aujourd’hui ». Autrement dit les Européens n’ont plus « les moyens de leur politique » ce qui force la Tunisie à se tourner vers d’autres partenariats.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Tunisie :

 

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