Augmentation des prix de l’immobilier en Israël : l’OCDE alerte !
#Actualite #AvisDExperts #BuzzNews #Decideurs #Economie #Institutions #Politique #ISRAEL
Juli Choquet
mardi 13 mars 2018 Dernière mise à jour le Mardi 13 Mars 2018 à 11:32

Alors que le marché de l’immobilier se porte à merveille en Israël, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) alerte sur les risques réels d’explosions de la bulle immobilière dans l’année à venir. Explications.

Vue de Tel-Aviv, Israël.

Le manque de dépenses publiques dans l’éducation et l’infrastructure pourrait causer l’éclatement de la bulle immobilière. Une étude révélée par nos confrères du Times Of Israel, a été conjointement présentée par Alvaro Pereira de la direction de l’OCDE avec Shai Babad du ministère Israélien des Finances et Yoel Naveh, économiste.

L’immobilier : cheval de troie de la prospérité Israélienne ?

L’étude démontre que malgré les points forts de l’économie Israélienne comme le très bas taux de chômage, la forte croissance enregistrée chaque année autour de 3,3%, ou le très faible taux d’endettement le secteur immobilier prenait de vrais risques.

En réalité, tout est lié puisque plus le taux de chômage est bas plus de personnes ont un emploi et peuvent potentiellement se diriger vers l’investissement immobilier. Mais le taux de croissance qui est en constante augmentation depuis 15 ans a également un impact sur le prix de l’immobilier et des loyers.

Le problème vient bien de là. Avec un marché fort, le prix d’achat dans le secteur immobilier est fort, avec pour conséquence une augmentation mathématique du prix des loyers. Si cette hausse des loyers affecte modérément les couples qui travaillent tous deux, en revanche elle pulvérise le pouvoir d’achat des personnes au chômage ou avec de faibles ressources.

Les Arabes Israéliens et les juifs ultra-orthodoxes les plus vulnérables par l’augmentation des prix de l’immobilier

Le rapport constate par ailleurs que les franges de la population les plus marginalisées par ce processus demeurent les Arabes Israéliens et juifs ultra-orthodoxes. Ces derniers pèsent beaucoup dans la composition du pays puisque qu’ils pourraient constituer à l’horizon 2060 la moitié de la population Israélienne.

En cause : les financements par les pouvoirs publics très bas dans le système éducatif comme dans les infrastructures pourraient à terme causer de graves dommages au système de prospérité Israélien.

Une réponse gouvernementale encore insuffisante

Si dans le domaine de l’immobilier, le gouvernement Israélien avait déjà réagit contre la flambée des prix des loyers en plafonnant les loyers, le système menace à tout moment d’enregistrer une baisse brutale de la valeur des prix du marché.

Une telle crise exprimée par la récession du marché immobilier mettrait en péril d’autres secteurs et des pans entiers de l’économie d’Israël.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Israel :

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *