Egypte : dernière répétition avant les élections présidentielles
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Kheireddine Batache
vendredi 23 mars 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 23 Mars 2018 à 11:21

Sur le papier, la thérapie économique pratiquée par le duo Abdelfattah Al-Sissi/FMI fonctionne à merveille, mais à quel prix ?

Abdelfattah Al-SIssi en compagnie de Mohamed Morsi.

Alors que le peuple égyptien est appelé aux urnes les du 26 au 28 mars prochains pour décider du sort de leur pays en choisissant de réélire ou pas le président Abdelfattah Al-Sissi, le Fonds monétaire international (FMI) publie un rapport qui conforte la thèse de reprise générale de l’économie. Qu’ en est-il réellement sur le terrain ?

L’économie égyptienne est sur la bonne voie. Telle est la conclusion du rapport publié fin janvier 2018 par le FMI. En effet, l’institution de Bretton Woods se réjouie, encore une foisn de l’efficience des réformes mises en place par le gouvernement, sur ” recommendation ” de l’institution financière, afin de redresser une situation qui devenait intenable : explosion du déficit budgétaire, croissance en berne, chômage en hausse et balance commerciale à l’agonie.

Cette attitude ” de bon élève ”  du FMI a permis à l’Egypte de décrocher un financement équivalent à 12 milliards de dollars, une bouffée d’oxygène pour un pays qui ne respirait presque plus. S’en suivent des mesures drastiques en cascade : instauration d’une TVA à 13 %, supression de nombreuses subventions (notamment sur les produits énergétiques), dévaluation de la livre égyptienne, réduction des importations et revue à la hausse des prix de certains produits de première nécessité. Face à ce constant, s’oppose un autre : l’inflation est montée en flèche (12% au minimum en 2018), atomisant le pouvoir d’achat des égyptiens qui voient, en meme temps, les salaires stagner ou baisser.

Est ce qua ça marche ?

L’une des premières conséquences de cette transition économique est la reprise de la croissance  (5 % en 2019 selon Moody’s). Sur le front de l’emploi, l’Egypte ne se jamais mieux portée. Le chômage s’est instauré à un niveau normal compte tenu de la démographie du pays ( 11,3 % au dernier trimestre 2018). Le déficit budgétaire s’établira autour des 10 % du Produit Intérieur Brut (PIB) alors celui commercial, a reculé de 21 % durant l’exercice fiscal 2017 pour atteindre les 15,7 % du PIB, avec, également, une reprise des investissements directs étrangers (IDE)

En somme et selon les conclusions du FMI, tous les indicateurs économiques seraient au vert pour la reconduction d’Abdelfattah Al-Sissi. Il devra néanmoins, faire face aux oiseaux de mauvaise augure annonçant une possible montée de la gronde sociale, menaçant ainsi la stabilité si fragile de l’Egypte.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Egypte :

 

 

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