Algérie : Un think thank propose la mise en place d'un revenu universel
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Ecomnews Med Redaction
jeudi 29 mars 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 29 Mars 2018 à 07:44

Le think thank indépendant Nabni propose dans son dernier rapport deux solutions pour remplacer le système de subventions. Un transfert monétaire progressif ou un revenu universel direct.

Les subventions coûtent chaque année prés de 13% du PIB

Carburant, farine, gaz et la liste est encore longue pour le gouvernement algérien qui injecte chaque année prés de 13 milliards de dollars de subventions dans l’économie. Un modèle insoutenable à long terme à en croire les experts de Nabni, d’autant que la solution du gouvernement algérien leur paraît inatteignable.

En effet, le gouvernement de Ahmed Ouyahia propose de cibler les subventions pour mieux les contrôler. Pour Mabrouk Aib membre du collectif, “c’est des modèles qui nécessitent une capacité en termes de système d’information, en termes de statistiques que nous n’avons pas” . Ainsi, le groupe d’experts propose de verser directement les subventions sur le compte bancaire des Algériens avec deux procédés différents. 

Le premier est le revenu ciblé. Ciblé comment ? “Ce nouveau système de redistribution sera ciblé sur les 40% des ménages aux revenus les plus faibles” préconisent les experts. Le second est simplement un revenu universel direct regroupant l’ensemble de la population, sauf les plus riches. Il pourrait concerner près de 90% des Algériens en étant plus simple à mettre en place “Il s’agit d’une base déclarative. Donc il suffit d’aller les demander pour les obtenir” abonde le collectif. Quid de la fraude ?  l‘administration n’a pas les capacités de contrôler” admettent les experts, mais même en incluant une marge importante de fausses déclarations, le collectif table sur “une économie équivalente à la moitié du budget subventions” soit prés de six milliards de dollars. 

Le budget subventions pèse prés de 13% du PIB algérien chaque année. Sa réduction est devenue une priorité pour les autorités, mais ce système permet au pouvoir en place de maintenir une paix sociale fragile.

Pour Nabni, leurs solutions feraient économiser l’équivalent de 10% du PIB dès 2019 et permettraient surtout une meilleure couverture pour les foyers les plus modestes. Son coût minimum serait de 12.000 dinars algériens par foyer, et devra prendre en compte le cours de la monnaie, mais également l’inflation et les répercussions dues à la baisse des subventions. 

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