Coup d'envoi de la campagne des municipales en Tunisie
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Sami Bouzid
mardi 17 avril 2018 Dernière mise à jour le Mardi 17 Avril 2018 à 08:39

La campagne pour les élections municipales du 6 mai a débuté samedi 14 avril en Tunisie. Les premières élections du genre dans les collectivités locales depuis la révolution de 2011.

Les élections municpales ont déjà été reportées quatre fois

Cette fois, c’est la bonne. Reportées déjà quatre fois depuis 2015, les élections municipales se tiendront le 6 mai en Tunisie malgré le doute qui plane à cause de la non-adoption du Code des collectivités locales, toujours en discussion à l’Assemblée des représentants du peuple. 

Ainsi, l’instance supérieure indépendante des élections (ISIE) a validé pas moins de 2074 listes. On retrouve selon l’ISIE prés de 49% de femmes dans ces listes, mais aussi prés de 52% de candidats de moins de 35 ans. Pour rappel 350 communes sont concernés par ces futures échéances, alors que 53 communes n’ont toujours pas de statut officiel depuis le découpage électoral. 

Un élément qui conjugué à la non-adoption du Code des collectivités locales pourrait selon certains conduire à un nouveau report des élections. Une épine supplémentaire dans le pied de la jeune démocratie tunisienne. Car si l’exercice est inédit, force est de constater qu’il désintéresse une partie de la population. Selon un sondage de Sigma Conseil en janvier 2018, 61,2% des Tunisiens n’iront pas voter. 

Une situation qui s’explique par le désarroi de la population face à la crise économique et à la déception découlant des solutions politiques apportés depuis les élections législatives « ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas. Mais, franchement, je n’ai aucun espoir », se désole Rahma, une jeune tunisienne sur l’avenue Bourghiba à Tunis dont les propos ont été recueillis par RFI. 

Un désespoir sur lequel compte bien miser les partis politiques pour obtenir les faveurs des électeurs qui se déplaceront.

Au centre de l’attention Nidaa Tounes et Ennahada, les deux partis sont donnés comme favoris. Ennahada a d’ailleurs surpris avec des candidatures différents du cliché qu’on se fait d’un parti islamiste. Ainsi à Monastir, un candidat de confession juive est sur les listes, tandis qu’au nord de Tunis plusieurs femmes « à l’allure émancipée » comme les décrit Jeune Afrique porteront l’étendard du parti. 

Cette échéance en tous les cas sonnera peut-être la fin de l’ère Chahed. Le Premier ministre en délicatesse avec le Président Essebsi pour de nombreux observateurs pourrait être remercié à l’issue du scrutin.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Tunisie:

 

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