Tunisie : Pas de consensus, pas de Carthage II
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Nour Ben M'Barek
mercredi 30 mai 2018 Dernière mise à jour le Mercredi 30 Mai 2018 à 10:02

Après la finalisation du document de Carthage II par les experts, la réunion de signatures a été prolongée à la demande des protagonistes pour continuer à négocier le 64ème point épineux de ce document. Point sur lequel aucun terrain d’entente n’a pu être trouvé par ailleurs.

Youssef Chahed, chef du gouvernement tunisien et Beji Caïd Essebsi, Président de la République Tunisienne.

Le document de Carthage prévoit un certain nombre de mesures économiques, sociales et politiques dont le but est de construire un plan de réformes efficaces qui permettrait de relancer l’économie tunisienne. Mais aussi de reconstruire la confiance de la population dans les institutions de l’Etat en opérant des changements significatifs.

Autre but ? Recréer un gouvernement d’union nationale afin de ne pas entraver les évolutions du pays avec des crises politiques à répétition.

Ce document contient 64 points. Sur la totalité, un consensus a pu être trouvé entre tous les partis signataires sur 63 points. Le président de la République avait annoncé une finalisation du texte lors de la dernière réunion du vendredi 25 mai.

Mais lors de la réunion de ce lundi 28 mai, les débats sur le 64ème point qui concerne le remaniement partiel ou complet-incluant ainsi le poste de Youssef Chahed- n’ont donné lieu à aucun compromis entre les différents acteurs.

L’UGTT souhaite catégoriquement voir le Premier Ministre démis de ses fonctions ainsi que plusieurs autres ministres. Tandis que Ennahdha veut absolument garder Youssef Chahed à  sa place. Pourtant, le document précisait que tous les personnages dont le sort dépendait du document n’aurait en aucun cas, la possibilité de se présenter ou d’être élu ou nommé en  2019, ce qui aurait pu être un compromis entre les deux partis.

Cette querelle retarde le vote et l’entrée en vigueur du document au détriment de la santé économique et sociale de la Tunisie qui est prise en otage. Par ailleurs, le 64ème point devrait en réalité être négocié par l’Assemblée qui, selon la Constitution, est seule à pouvoir décider du sort du Premier Ministre.

Le Président Béji Caïd Essebsi a déclaré enfin, que les négociations étaient reportées jusqu’à la fin du mois de Ramadan. Youssef Chahed a, par ailleurs, pris la parole pour prononcer un discours après ce report, dans lequel il ne présente pas sa démission et promet des réformes d’urgence.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de la Tunisie :

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