Hariri confiant pour la formation d’un nouveau gouvernement
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 8 juin 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 8 Juin 2018 à 08:23

Lundi dernier, après avoir rencontré les parlementaires, le Premier ministre libanais Saad Hariri s’est dit optimiste quant à la formation d’un nouveau gouvernement. Décryptage !

Le Premier ministre Saad Hariri est confiant pour la constitution du gouvernement

On se dirige vers un été politiquement chaud au Liban. Malgré des rumeurs incessantes qui font état d’un double-véto américano-saoudien à la présence du Hezbollah au sein du prochain gouvernement, le Premier ministre libanais, Saad Hariri, reste confiant quant à la formation d’une coalition gouvernementale pour faire face aux nombreux défis économiques et sécuritaires qui secouent son pays.

Personne n’a voulu lui mettre les bâtons dans les roues…

Au sortir des consultations avec les parlementaires sur la mise en place d’un gouvernement devant réunir les principaux courants du pays, au lendemain des élections législatives du 6 mai, Hariri affichait une mine plutôt optimiste. « Je suis très optimiste, si Dieu le veut, et je remercie toutes les personnes pour la coopération dont elles ont fait preuve aujourd’hui », a d’abord déclaré le Premier ministre, avant d’ajouter que personne n’a voulu « rendre la situation plus difficile qu’elle ne l’était déjà

De son côté, le président du Parlement libanais, le chiite Nabih Berri, a souhaité que la nouvelle coalition soit mise en place le plus tôt possible, soit dans le mois, car il n’était dans l’intérêt de personne que les choses traînent. « Personne n’a intérêt à retarder la naissance du gouvernement ou à compliquer sa formation », a-t-il martelé à nos confrères du journal libanais Al Moustakbal.

Saad Hariri, l’homme politique sunnite le mieux placé malgré tout

A l’issue des élections du 6 mai dernier, 70 des 128 sièges de députés ont été remportés par le Hezbollah chiite et ses alliés. Le Courant du Futur, parti de Saad Hariri, arrive très loin derrière avec 21 sièges seulement, contre 33 en 2009.

Malgré tout, le Premier ministre demeure l’homme politique sunnite le mieux placé pour tendre vers le consensus et le compromis, à fortiori lorsque l’on sait que le parti chrétien maronite des Forces libanaises, qui a doublé son nombre de députés au Parlement, réclame plus de portefeuilles dans le gouvernement. Pour rappel, ce courant est fortement opposé au Hezbollah.

Au-delà des dissensions politiques, les parties prenantes devront très vite se pencher sur les tensions régionales qu’induit le brasier syrien, avec des bombardements israéliens sporadiquement effectués depuis l’espace aérien libanais.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Liban :

 

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