Tunisie : L’entrepreunariat féminin a besoin de financement
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 27 juin 2018 Dernière mise à jour le Mercredi 27 Juin 2018 à 14:22

Très peu financées, les entreprises dirigées par les femmes en Tunisie constituent pourtant un marché très porteur pour les banques, selon le dernier rapport de la SFI.

Elles sont moins preneuses de risques et pourtant, on leur prête très difficilement. C’est la conclusion à laquelle a abouti le rapport sur les femmes entrepreneures dans la région MENA réalisé par la Société Financière Internationale (SFI).

La SFI, organe de la Banque Mondial dédié au secteur privé, a publié un rapport ambitieux sur l’entreprenariat féminin dans les pays de la région MENA. On y apprend par exemple que les PME dirigées par des femmes sont globalement plus « solvables » que celles gérées par leurs homologues masculins.

Pourtant, ces mêmes PME ont moins accès aux prêts bancaires. Pour la SFI, cette « misogynie financière » est à la fois préjudiciable pour le tissu économique mais aussi pour les établissements bancaires eux-mêmes qui se privent des bons payeurs.

En Tunisie, un cinquième des PME est dirigé par des femmes. Ces structures « font face à un écart de crédit combiné de 595 millions de dollars », peut-on lire dans le rapport. Si elles recevaient plus de prêts de la part des banques, elles pourraient grandement contribuer à la croissance économique du pays en dopant leur activité et en réalisant les investissements nécessaires, y compris sur le plan de la création d’emplois.

Pour Georges Joseph Ghorra, représentant de la SFI en Tunisie, « les entreprises gérées par des femmes constituent un large marché, encore inexploité, et qui pourrait devenir un véritable moteur de rentabilité ». En somme, les bailleurs de fonds tunisiens gagneraient, et c’est le cas de le dire, à rendre l’accès au crédit plus équitable.

Des femmes plus fidèles à leur banque et qui épargnent plus que les hommes

Toujours selon l’étude, les femmes sont plus fidèles à leur établissement bancaire. Aussi longtemps qu’elles sont satisfaites des services proposés, les chef(fe)s d’entreprise tunisiennes n’hésitent pas à s’inscrire sur le long-terme.

Au niveau de l’épargne, elles affichent un « meilleur rendement » pour les banques comparativement à leurs collègues masculins. Leurs dépôts augmentent par ailleurs plus vite, sur leurs comptes professionnels mais aussi personnels. Un constat qui rend la difficulté d’accès au crédit encore plus énigmatique.

Notons enfin que des disparités subsistent sur le marché du travail en Tunisie. En effet, dans ce pays que l’on cite volontiers comme précurseur en matière d’égalité homme-femme, seulement un travail sur trois est une femme. Les Tunisiennes touchent en moyenne 15% moins que les Tunisiens.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de Tunisie :

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