Liban : Décès de Jacques Saadé, le puissant homme d’affaires Franco-Libanais
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 2 juillet 2018 Dernière mise à jour le Lundi 2 Juillet 2018 à 10:10

Le 24 juin dernier, le fondateur franco-libanais de la multinationale CMA-CGEM, Jacques Saadé est mort à 81 ans laissant derrière lui un empire et un patrimoine estimé à 6 milliards de dollars.

420 ports desservis, 500 navires, 30 000 employés dans 160 pays. C’est l’empire familial bâti par Jacques Saadé, entrepreneur franco-libanais, qui nous a quittés dimanche 24 juin à l’âge de 81 ans. Le fondateur du groupe CMA CGM a reçu un bel hommage de la sphère économique et politique de ses deux pays. Biographie.  

D’une petite flotte à un géant du transport maritime mondial

Le groupe CMA-CGM occupe aujourd’hui la 3e place des entreprises de transport maritime sur le plan international. Solidement implanté à Marseille, il intervient aujourd’hui dans près de 160 pays. Mais tout a commencé il y a 40 ans.

C’est en 1978, alors qu’il était âgé de 41 ans, que Jacques Saadé décide de poser les jalons d’une entreprise familiale qui est devenu un géant du transport maritime quelques décennies plus tard. Natif de Beyrouth, dans une famille chrétienne orthodoxe, Saadé suit une scolarité sans encombre jusqu’à l’obtention de son diplôme à la prestigieuse London School of Economics en 1957. Il a enchaîné alors un an plus tard pour reprendre en main l’affaire familiale après le décès de son père.

A ses débuts, il fonde d’abord la Compagnie Maritime d’Affrètement (CMA), dotée d’une flotte modeste avec un seul et unique navire pour relier Marseille à l’Italie, la Syrie et le Liban, qu’il a fui à cause de la guerre civile. Les affaires vont prendre une autre dimension lorsque ses bateaux traversent le Canal de Suez pour la première fois en 1983. S’en suivra alors la création d’une ligne régulière entre l’Europe du Nord et l’Asie, trois ans plus tard.

Pendant pratiquement quatre décennies, il dirige le groupe CMA-CGM d’une main de maître, avant de passer les reines du conseil d’administration à son fils, Rodolphe Saadé, en 2017. Après une légère baisse de son volume d’affaires en 2016, le groupe a repris des couleurs en 2017 en réalisant un bénéfice net de 701 millions de dollars pour plus de 21 milliards de dollars de CA. Jacques Saadé laisse aujourd’hui un patrimoine estimé à 6 milliards d’euros, soit la 12e fortune française en 2018 selon le magazine Forbes.

« Un visionnaire » qui aura marqué d’une pierre blanche l’histoire du transport maritime

Très apprécié à Marseille où se trouve le siège social de son entreprise, Jacques Saadé était considéré comme l’ambassadeur économique de la ville sur le plan national, comme l’a précisé l’actuel maire de la ville, Jean-Claude Gaudin, dans son communiqué de condoléances. Elevé au rang de Commandeur de la Légion d’Honneur en 2015, Saadé était considéré comme le « porte étendard » économique de la cité phocéenne. La classe politique française, à l’image du Premier ministre Edouard Philippe et de l’ancien Premier ministre Emmanuel Valls, ont tenu à rendre hommage à « ce visionnaire de l’entrepreneuriat ».

« J’ai appris avec tristesse le décès de Jacques Saadé, fondateur de @cmacgm, entreprise familiale et fleuron français. Depuis la Chine, dont il a été l’un des premiers à anticiper l’immense potentiel, hommage à cet entrepreneur visionnaire », a écrit Edouard Philippe sur Twitter.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique du Liban :

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