Tunisie : Les revendications sociales ont eu raison de l’anglaise Petrofac
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Nour Ben M'Barek
mardi 3 juillet 2018 Dernière mise à jour le Mardi 3 Juillet 2018 à 14:03

La compagnie pétrolière Petrofac a annoncé, via un communiqué publié le 28 juin 2018, qu’elle cédait l’ensemble de ses parts (45%) de la concession de Chergui à la société Perenco.

La compagnie pétrolière britannique Petrofac a décidé de quitter la Tunisie un an après le départ de son ancien directeur, Imed Derouiche qui s’était battu pour qu’elle reste.

Cette décision a été prise en raison des nombreux mouvements sociaux qui ont empêché l’entreprise de mener à bien ses activités depuis 2012. Au fil des années, la contestation a grandit et en avril 2016, un sit-in avait été organisé pendant 78 jours devant le siège à Kerkennah (gouvernorat de Sfax). Ces contestations ont précipité un manque à gagner de 30 millions de dollars selon I.Derouiche.

Suite à cela, la société avait menacé à maintes reprises de partir du pays. Elle a donc procédé en cédant 45% de ses parts à la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco qui est présente en Tunisie depuis 2002. Elle exploite les concessions de gaz d’El Franig (gouvernorat de Kébili) , de Baguel (gouvernorat de Kébili) et de Tarfa.

Selon le communiqué, cette action ne menacent pas les emplois des ouvriers qui vont être transférés en totalité chez Perenco. Ce transfert sera acté d’ici la fin de l’année 2018.

Selon Abdelaziz Jaziri, l’avocat de la société,  à cause des mouvements sociaux, cette dernière a abandonné le projet de forage de deux puits de pétrole qui auraient supposément créés 1000 nouveaux emplois sur l’île de Kerkennah

Perenco récupère donc un chantier qui, malgré les difficultés sociales, a des opportunités de développement qui pourront profiter à la compagnie mais aussi aux habitants.

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