Gazoduc Maroc-Nigéria : l’ambitieux modèle de coopération sud-sud
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 6 juillet 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 6 Juillet 2018 à 07:09

Après son adhésion à l’Union Africaine en 2017, le Maroc a donné un nouvel élan à sa politique africaine avec un mot d’ordre explicite : le pragmatisme. Dans sa lancée, le Royaume a paraphé avec le Nigéria, pourtant sensible à la thèse séparatiste sur la question du Sahara, un partenariat autour d’un mégaprojet de gazoduc. Découvrez les coulisses du projet-ouest africain le plus ambitieux de tous les temps.

S’il y a un point sur lequel les deux parties sont unanimes, c’est bien l’impact significatif qu’aura ce gigantesque projet sur les populations de l’Afrique Occidentale, du Maroc et de la Mauritanie.

Stratégique, ambitieux mais aussi inédit, l’accord pour la construction de la canalisation longue de 5 000 kilomètres a été signé le week-end dernier à Rabat à l’occasion d’une cérémonie coprésidée par le roi Mohammed VI et le président nigérian Muhammadu Buhari.

Concrètement, le tracé consiste en un prolongement du Gazoduc Ouest Africain (GOA) qui relie depuis 2010 le Nigéria au Ghana en passant par le Bénin et le Togo. Sa réalisation devra se faire en plusieurs étapes avec une durée estimée à 25 ans par les responsables des deux pays. Il servira à connecter une dizaine de pays africains sur le littoral (Côte d’Ivoire, Guinée, Guinée Bissau, Gambie, Sénégal, etc.) avant d’arriver dans le sud de l’Espagne.

Ce nouveau maillon de la chaîne de coopération entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest devrait profiter à quelque 300 millions d’habitants, principalement par l’accélération des projets d’électrification.

Début des travaux dans quelques mois ?

Aucune information n’a pour le moment filtré concernant le tracé définitif. Cependant, si les deux pays retiennent l’option sous-marine, il faudra alors débourser pas moins de 20 milliards de dollars pour le gazoduc seul.

Le financement du projet devra reposer essentiellement sur les fonds souverains des deux parties, soit Ithmar Capital pour le Royaume Chérifien et la Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA) pour Abuja. Les autorités marocaines ont déjà approché des fonds arabes pour soutenir le projet dont les travaux devraient commencer fin 2018.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Maroc :

 

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