Planche à billets : le FMI met en garde l’Algérie
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 6 juillet 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 6 Juillet 2018 à 06:31

La Banque d’Algérie a annoncé avoir créé 3 585 milliards de dinars par la planche à billets. Le FMI met en garde le gouvernement face à l’utilisation de ce moyen non-conventionnel.

Cette action s’inscrit dans le cadre d’un plan quinquennal approuvé par les parlementaires en septembre dernier afin de financer la dette publique mais aussi d’éviter le gel des salaires et pensions aux fonctionnaires et retraités. Le FMI alerte le gouvernement quant aux risques encourus.

La création de monnaie papier VS emprunt extérieur

L’utilisation de la planche à billets, qui consiste en la création par la Banque Centrale de monnaie papier sans aucune contrepartie économique réelle afin de la prêter au Trésor Public, représente aux yeux du gouvernement algérien un risque moindre que les emprunts extérieurs. Ce dernier avance que la Banque d’Algérie serait en mesure de stériliser les liquidités injectées et de contenir l’inflation.

La mise en garde du FMI (Fonds Monétaire International) quant aux risques auxquels s’expose le gouvernement algérien est visiblement mal perçue. « Bien sûr, ils (le FMI, ndlr) veulent que l’Algérie aille vers l’emprunt extérieur, mais nous sommes souverains dans notre pays et, en toute objectivité, nous espérons que ça sera comme nous l’avons souhaité », a ainsi martelé Abderrahmane Raouya, ministre des Finances.

La banque d’Algérie au centre de Béjaia

De quels risques parle le FMI ?

Le FMI, suite à un séjour réalisé en Algérie du 27 février au 12 mars dernier, a dressé un rapport sur la situation économique du pays, et a appelé le gouvernement à assainir les finances publiques tout en menant des réformes structurelles. Le rapport révèle que les autorités algériennes disposent encore d’une « fenêtre d’opportunités » pour « atteindre le double objectif de stabilisation macro-économique et de promotion d’une croissance durable ». Parmi les options envisagées, le FMI suggère l’émission de titres de dette publique au taux du marché, des partenariats publics-privés, des ventes d’actifs ou encore des emprunts extérieurs.

L’utilisation de la planche à billets risque, selon le FMI, d’aggraver les déséquilibres, d’accélérer la perte de réserves de changes et d’accentuer les tensions inflationnistes. C’est pourquoi l’organisation somme l’Algérie d’arrêter de financer le déficit budgétaire par des moyens dits non conventionnels, mais plutôt de mettre en œuvre des politiques économiques alternatives pour sortir de la crise actuelle.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de l’Algérie : 

 

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