Où en sont les tractations autour des augmentations salariales ?
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 16 juillet 2018 Dernière mise à jour le Lundi 16 Juillet 2018 à 10:02

La rencontre consultative qui a réuni, le 10 juillet, le gouvernement Chahed, l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA), n’a finalement pas abouti à un accord concret concernant les augmentations de salaires dans la fonction publique et le secteur privé. Néanmoins, une légère avancée relative à l’augmentation du salaire minimum garanti (SMIG) a été constatée. Les détails.

Les représentants de l’UGTT, principale centrale syndicaliste en Tunisie, proposent une augmentation de 7% du SMIG, avec effet rétroactif de l’augmentation à partir d’août 2017.

Pour sa part, le gouvernement s’est engagé à prendre une décision définitive dans les quelques jours qui viennent. En ce qui concerne les négociations relatives aux augmentations salariales, elles sont au point mort, en attendant les résultats des pourparlers entre l’UGTT et l’UTICA qui devraient se terminer avant le 31 juillet. En attendant, l’UGTT souligne qu’il est important de prendre en considération le taux d’inflation élevé, qui s’établit à 7,8%.

Hfaiedh Hfaiedh, secrétaire adjoint de l’UGTT, avait annoncé le 26 juin que les augmentations salariales pour 2018 et 2019 ne dépasseront pas les 6%, au moment où un responsable gouvernemental ayant requis l’anonymat avait déclaré que le gouvernement allait reporter les augmentations salariales du public à l’année prochaine, conformément aux recommandations du Fonds Monétaire International (FMI).

Le gouvernement entre le marteau et l’enclume

Le 6 juillet 2018, le conseil d’administration du FMI a achevé la troisième revue du programme économique de la Tunisie. À l’issue des débats du conseil d’administration, Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint du FMI, a déclaré que « Pour atteindre leurs objectifs budgétaires, les autorités doivent s’attaquer aux pressions qui s’exercent sur le budget ». Et d’ajouter que pour 2018, il est prioritaire, entre autre, « de ne pas accorder de nouvelles augmentations salariales, à moins que la croissance soit supérieure aux prévisions. ».

Pour sa part, Bouali Mbarki, Secrétaire général adjoint de l’UGTT, a précisé que les augmentations représentent une ligne rouge, du fait, notamment, de la détérioration du pouvoir d’achat de la très grande majorité des tunisiens. Il a également annoncé que la centrale syndicale échange activement avec  l’UTICA afin de faire évoluer les négociations pour le secteur privé. Affaire à suivre…

 

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