Une étude du G20 évalue les besoins en investissements au Maroc d’ici 2040
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Rédaction Ecomnews Med
mercredi 18 juillet 2018 Dernière mise à jour le Mercredi 18 Juillet 2018 à 07:52

Le Maroc fait figure de bon élève en matière de politique de développement d’infrastructures, selon deux études rendues publiques le 3 juillet par Global Infrastructure Hub (GIH). Dédiées aux besoins de 10 pays africains en matière d’investissement dans les infrastructures, ces deux études commandées par le G20 Compact with Africa (CwA), révèlent néanmoins que du chemin reste à parcourir par le Maroc pour qu’il puisse atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies. Les détails

Comparé aux dix autres économies africaines émergentes ayant fait l’objet de ces deux études, le Maroc affiche une performance dans les domaines de la politique d’infrastructure qualifiée de «supérieure». Le pays se démarque notamment par ses compétences organisationnelles, et sa promotion des investissements et de la concurrence. D’ailleurs, le premier rapport, intitulé «Définissez une politique d’infrastructures dans la bonne voie», ne tarit pas d’éloge envers le royaume.

Ainsi, « la performance relativement forte » observée dans la passation de marchés de projets d’infrastructure, pourrait « soutenir la haute qualité des infrastructures du Maroc.». L’étude de GIH estime également que le royaume compte investir 210 milliards de dollars, soit 1 986 milliards de dirhams, dans ses infrastructures pour la période allant de 2016 à 2040, afin d’atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unis.

Pour sa part, la deuxième étude, réalisée en se référant aux résultats de l’enquête de la Banque Mondiale, intitulée World Economic Outlook (WEO), s’est intéressée aux investissements en matière d’infrastructures que les dix pays doivent réaliser. Ainsi, pour le Maroc, il est question d’investir 246 milliards de dollars (2 327,14 milliards de dirhams), soit 36 milliards de dollars (340 milliards de dirhams) de plus que ce que le Maroc prévoit en matière d’investissement pour la même période.

36 milliards de dollars supplémentaires à investir d’ici 2040

Pour renforcer son infrastructure, le Maroc aurait besoin d’investir 944 millions de dollars (plus de 8,9 milliards de dirhams) dans le transport aérien, 1,5 milliard de dollars (14,18 milliards de dirhams) dans le transport portuaire et 34 milliards de dollars (321,5 milliards de dirhams) dans le transport routier. Le Maroc doit également allouer 2,7% de son PIB au développement du secteur de l’électricité, à l’horizon 2040.

En plus du Maroc, les 10 pays africains étudiés sont, entre autres, la Tunisie, l’Egypte, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Guinée, l’Ethiopie, le Rwanda. Pour l’ensemble de ces pays, le besoin d’investissement est évalué à 2,4 billions de dollars d’ici 2040. Le GIH  a, par ailleurs, appelé ces pays à consentir plus d’efforts en matière d’investissement, pour atteindre les objectifs tracés.

Lancé en 2014 par le G20, le GIH est une organisation dédiée aux infrastructures des pays développés et émergents uniquement. Elle se trace pour objectif d’aider, notamment, les gouvernements à trouver les fonds nécessaires pour financer les infrastructures, créer des économies productives et des villes où il fait bon vivre.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Maroc :

 

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