Le TGV arrive bientôt au Maroc
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 19 juillet 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 19 Juillet 2018 à 07:59

Annoncée initialement pour 2015, puis 2016, la Ligne à Grande Vitesse (LGV) marocaine sera finalement opérationnelle « au dernier trimestre 2018 », selon l’ONCF (Office National des Chemins de Fer). Cette 1ère liaison grande vitesse d’Afrique desservira 4 gares, à savoir Tanger, Kénitra, Rabat, Casablanca. Avec pour objectif d’atteindre 8 millions de passagers par an, ce projet ambitieux porte l’attention sur le Maroc. Retour sur un projet titanesque.

Le premier protocole d’accord remonte à 2007, amenant à la signature du contrat définitif du projet en 2010. C’est également à cette période que les rames Euroduplex ont été commandées au fournisseur Alstom, leader mondial de la grande vitesse ferroviaire.

Les études d’avant-projet, ainsi que la validation du tracé définitif ont été terminées en 2011, les travaux et tests quant à eux ont été menés jusqu’en 2017. C’est lors d’un essai réalisé le 4 mai dernier que « le train (…) conduit par un cheminot marocain a atteint la vitesse de 357 km/h entre Tanger (nord) et Kenitra (ouest), établissant un record de vitesse sur les lignes ferroviaires au sein du continent africain », a précisé l’ONCF. Le TGV est en effet conçu pour une vitesse commerciale de 320 km/h, avec une vitesse potentielle de 350 km/h.

Depuis le 19 juin, le projet LGV est entré en phase de pré-exploitation et de rodage dans le but de se rapprocher des conditions réelles d’exploitation. « Cette étape, indispensable dans le processus d’homologation de toute Ligne à grande vitesse, permet de se confronter concrètement aux éventuelles anomalies pouvant être observées et de les traiter », précise l’ONCF.

Dans un communiqué du 13 juillet, l’organisme public annonçait ainsi « un affaissement ponctuel au niveau d’un remblai au sud de Tanger, décelé lors des derniers essais». Il s’agirait de « mouvement des rails de quelques centimètres », nécessitant « des travaux de traitement » afin de « garantir le niveau de robustesse globale requis pour la grande vitesse et cela avant le démarrage de l’exploitation de la ligne », et engendrant par la même un retard d’au moins deux mois.

Al Boraq, en écho au voyage et à la rapidité

L’échéance approche pour le TGV marocain, et les événements se multiplient, à l’instar du baptême de la nouvelle ligne à grande vitesse par le Roi Mohammed VI.

L’ONCF a indiqué le 12 juillet que la LGV serait ainsi désormais appelée « Al Boraq », une fantastique monture ailée qui évoque dans l’imaginaire collectif arabe « la rapidité et le voyage » et « traduit le sens et les valeurs culturellement fortes portés par un projet ambitieux et colossal qui fait aujourd’hui la fierté nationale », explique l’ONCF.

L’organisme public a également lancé, le 16 juillet, un concours pour la conception du logo du TGV Al Boraq, ouvert jusqu’au 31 juillet à toute personne créative « désirant apporter son empreinte à un projet fait par et pour les marocains ».

Pour rappel, la ligne du TGV sillonnera, dans sa première phase, l’axe Atlantique Tanger-Casablanca, via Rabat et Kenitra. Les marocains pourront bénéficier d’un gain de temps considérable comme l’indique l’ONCF :

  • Tanger-Kénitra : 0H47 au lieu de 3H15
  • Tanger-Rabat : 1H20 au lieu de 3H45
  • Tanger-Casablanca : 2H10 au lieu de 4H45

A son lancement, le projet avait suscité des contestations car jugé « non prioritaire » et « non rentable ». Mais cet avis n’est pas partagé par les responsables du projet qui considèrent que la LGV aura un impact certain sur la croissance économique, et pour cause. Elle relie 4 grandes agglomérations de plus d’un million d’habitants chacune, et va, par ailleurs, permettre la connexion des aéroports de Casablanca (8 millions de passagers par an), Rabat et Tanger, sans oublier les ports de Tanger avec 3,5 millions de passagers par an.

L’ONCF précise que l’offre commerciale est « en cours de finalisation en vue de l’entrée en exploitation commerciale du projet au dernier trimestre 2018 ». En attendant, le grand public reste sceptique quant à la promesse de l’ONCF de ne pas augmenter de plus de 20% le trajet Tanger-Casablanca, pour rester en dessous de 150 dhs. A suivre…

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Maroc :

 

 

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