Hirak du Rif : L’amnistie espérée pour le 30 juillet...
#Actualite #BuzzNews #Collectivites #Decideurs #Economie #EnDirectDe #Entreprises #Institutions #Politique #MAROC
Rédaction Ecomnews Med
mardi 24 juillet 2018 Dernière mise à jour le Mardi 24 Juillet 2018 à 10:28

Après un feuilleton judiciaire qui a duré du 9 septembre 2017 au 26 juin 2018, les 54 leaders du Hirak du Rif ont écopé de peines qualifiées de lourdes, allant d’un à vingt ans de prison ferme. Ce mouvement de protestation à visée sociale s’était déclenché en réaction à la mort tragique d’un vendeur de poisson dans la localité d’Al Hoceima, au nord du Maroc. Retour sur un mouvement de contestation brûlant qui secoue l’opinion publique et entache lourdement l’image du Maroc en matière de droits de l’Homme.

Après un long procès qui aura duré plus de neuf mois, Nasser Zefzafi et quatre de ses « proches » ont été condamnés à vingt ans de prison pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’État », un crime passible de la peine de mort dans le Royaume.

Les autres condamnés ont écopé de peines allant d’un an à quinze ans de prison. Au total, la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca a distribué 260 années de prison sur les 54 détenus du Hirak.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Moins de 48 heures après le verdict, la FGD (Fédération de la gauche démocratique) a déposé une proposition de loi « pour l’amnistie de tous les détenus des contestations sociales ».

Quant à la Défense, elle a jugé « très sévères » les verdicts prononcés. « Nous avons été surpris par ces condamnations, […]. Nous avons dix jours pour interjeter appel. Nous allons d’abord nous concerter avec nos clients avant de prendre toute décision », a martelé Saïd Benhemmani, avocat de la Défense.

Les peines provoquent un tollé au Maroc

Une marche nationale a été organisée le 8 juillet à l’appel des partis de la FGD, Annahj Addimocrati, la Confédération démocratique du travail, l’AMDH et d’autres organisations pour dénoncer les verdicts prononcés à l’encontre des détenus du Hirak du Rif.

Cependant, Al Adl Wal Ihsane, un mouvement islamiste interdit par les autorités, s’y est opposé. Finalement, la marche de Casablanca n’ a pas brillé par son ampleur, contrairement à celle organisée à Rabat une semaine plus tard, avec la participation du mouvement Al Adl Wal Ihsane, des partis de la FGD, de la Voie démocratique, des syndicats, d’associations culturelles, politiques et d’autres formations des droits de l’Homme.

Des milliers de personnes sont ainsi venues de toutes les régions du Royaume pour marquer leur soutien aux détenus du Hirak et à leurs familles, et protester contre les lourdes peines dont ils ont écopé. Si beaucoup de Marocains espéraient l’annonce d’une amnistie en faveur des détenus à l’occasion de la fête du trône (30 juillet), nos confrères de Jeune Afrique croient savoir que les leaders du Hirak ne bénéficieront d’aucune grâce royale dans les jours qui viennent. Affaire à suivre.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique au Maroc :

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *