Algérie : le FMI met en doute les perspectives économiques
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Rédaction Ecomnews Med
jeudi 26 juillet 2018 Dernière mise à jour le Jeudi 26 Juillet 2018 à 07:59

Alors que le président Bouteflika a reçu le soutien du FLN (Front de Libération National) pour briguer un 5e mandat en 2019, le FMI se montre de plus en plus virulent sur la politique de la planche à billets plébiscitée par Alger pour contrer la crise. L’institution craint même une dégradation des principaux indicateurs économiques qui pourrait conduire le pays dans une spirale inflationniste.

Dire que le gouvernement navigue à vue ces derniers mois est un euphémisme. Face à la crise financière, il tente par tous les moyens de colmater les brèches, en misant sur la planche à billets pour espérer résoudre le problème de déficit budgétaire et en multipliant les restrictions aux importations face au déficit du compte courant.

Par ailleurs, les reformes qui avaient été annoncées pour redynamiser l’économie nationale ne sont jamais arrivées. On les remet sans cesse à une date ultérieure, tout en espérant une hypothétique augmentation du cours du baril pour souffler. En attendant, l’optimisme était de mise du côté des autorités algériennes, du moins jusqu’à ce que le dernier rapport du FMI ne vienne les inviter à une analyse plus lucide de la situation économique.

Avec ce rapport, ce sont toutes les projections établies par le gouvernement qui sont remises en cause.

…mais le FMI, pessimiste, avertit !

L’institution internationale reconnait que, sous l’effet de la perfusion via le financement non conventionnel, le taux de croissance économique est « sauvé » à très court terme, puisqu’il devrait atteindre les 3% d’ici fin 2018, contre 1,6% l’année précédente. Mais le FMI pense que ce soupçon d’embellie n’est pas un motif de réjouissance pour autant.

En effet, à partir de 2020, cette croissance « sera quasi nulle », selon les prévisions du FMI, ce qui pourrait entraîner l’explosion du taux chômage et une persistance des déficits budgétaire et de compte courant. La politique de « coupes sombres » envisagée par le gouvernement pour contrer la crise financière devrait d’ailleurs précipiter les choses.

Ainsi, le ralentissement économique « pourrait se faire sentir dès 2019 », s’est inquiété le FMI. Pire, cela pourrait accroitre les tensions sur les réserves de change. « En raison du peu de flexibilité de l’offre intérieure, tout au moins à court terme, les injections de liquidités alimenteront la demande d’importation », précise le rapport rendu public le 16 juillet 2018.

Mais le FMI n’a pas fait que souligner les « sombres » perspectives du gouvernement. Il a aussi suggéré des pistes pour inverser la tendance, notamment en invitant le gouvernement à s’engager dans « une série de reformes structurelles et en veillant à la diversification des ressources de financement avec un recours à l’endettement extérieur ».

Mais avec les élections présidentielles qui approchent, la probabilité que le statu-quo évolue d’ici là est très faible, car on voit mal la classe dirigeante se mettre la population à dos si près de l’échéance électorale.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de l’Algérie :

 

 

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